9. Ses croyances qui vous encombrent


Vous avez tous des convictions, des opinions, des croyances sur vous-même, sur les autres, sur la vie...

Nous allons, ici, leur prêter une attention toute particulière, car ces croyances ne sont pas que de simples idées, elles ont en fait un impact très important sur votre vie.

 

Elles influent pour une large part sur votre comportement, sur vos capacités, sur vos réussites, et donc sur votre niveau de bonheur. Et leur rôle peut être aussi bien positif que négatif. 

Toutes ces croyances sont le résultat de votre vécu, de ce que vous avez entendu, observé, lu, pensé, imaginé et expérimenté pendant des années.

 

Elles peuvent être stockées dans vos mémoires aussi bien à un niveau conscient qu'inconscient.

Ainsi, être convaincu d’avoir les atouts nécessaires pour réussir dans un projet vous donne effectivement les meilleures chances de réussir. L’inverse est tout aussi valable naturellement.



Vos croyances créent votre réalité

 

Penser très fortement « La chance est toujours avec moi » ou « Il va forcément m’arriver malheur » influe sur votre comportement, sur vos capacités à réussir ou non.

 

L’effet placebo en est un bel exemple, prenons l’exemple de cet homme qui, enfermé accidentellement dans un camion frigorifique était mort de froid en quelques heures… alors que le système frigorifique ne fonctionnait pas !

 

Repensez à l’une de vos réussites passées : rappelez-vous à quel point vous aviez envie de réussir, souvenez-vous de la conviction que vous avez mise dans toutes vos actions pour réussir, rappelez-vous comment tout ceci vous a permis de réussir. 

 

Vos croyances impactent tous les aspects de votre vie : relations (avec vous-même, avec autrui, avec la vie), parcours professionnel ou affectif, réussite sociale, aisance matérielle, santé, et jusqu’à votre durée de vie.

Vous construisez peu à peu, sans y prêter attention, de véritables systèmes de croyances qui constituent ce que l’on appelle votre « modèle du monde », c’est-à-dire votre représentation personnelle de la vie.

 

Plus une conviction est forte, plus vous la considérez comme « sacrée » et il devient intolérable qu’elle soit attaquée ou contestée par quiconque.


Vos valeurs, croyances essentielles

 

Une catégorie particulière de croyances constitue ce que l’on appelle vos valeurs.

Ce sont les convictions que vous considérez importantes pour vous.

Ces repères constituent le noyau de votre « vérité » personnelle (chacun a sa propre vérité, ses propres convictions).

Vos valeurs sont pour une part un héritage, un acquis provenant de votre éducation, de votre milieu socioculturel, de votre religion, en somme de toutes les personnes ou groupes sociaux ayant eu une influence sur vous.

Vous pouvez aussi au fil de votre vie vous forger des valeurs propres comme : l’amitié, l’honnêteté, la modestie, la sincérité, la générosité, la responsabilité, l’argent, la gloire, le pouvoir… 


Différents modes de croyances

 

  • Croyances non rationnelles : elles font essentiellement appel aux émotions et aux sentiments, notamment à la peur ou à l'espoir.

Exemple : « Avec ce talisman, votre vie sera changée, vous serez protégé de toutes les mauvaises influences ».

  • Croyances rationnelles : elles reposent au contraire sur un certain nombre de « preuves » et de faits, selon votre propre point de vue !…
  • Croyances d’origine externe : vous les avez reçues telles quelles par d’autres personnes, et ainsi vous les avez adoptées sans généralement les avoir remises en question ; Vous y trouvez principalement des injonctions parentales, des formules toutes faites et aussi des dictons.

Elles sont souvent un produit de ce que l’analyse transactionnelle appelle le Parent critique, elles limitent votre expérience.

Fort heureusement, il en est aussi de favorables, pour peu que vos éducateurs aient su vous donner une opinion positive de vous-mêmes et de la vie !

Exemples : « Je dois réussir dans le même métier que mon père » ; « Dans la vie, c’est chacun pour soi » ; « Ceux qui ont beaucoup d’argent ont sûrement quelque chose à se reprocher ».

  • Croyances personnelles : reçues par vous-mêmes au fil de votre vie, de manière souvent inconsciente à partir de vos expériences,

Exemples : « Je n’ai jamais de chance » ; « On ne peut faire confiance à personne » ; « (Tous) Les hommes sont des égoïstes » ; « (Toutes) Les femmes sont bavardes » ; « Je suis nul(le) ».

  • ou au contraire choisies, voire créées délibérément, avec l’intention précise d’en faire l’expérience dans votre vie, comme une autosuggestion.

Exemples : « J’ai en moi toutes les ressources pour réussir » ; « La vie m’apprend toujours ce qui m’est nécessaire » ; « Je peux compter sur mon intuition pour faire les bons choix » ; « J’arriverai à bon port ».

 

Vous pouvez les garder et les renforcer lorsqu’elles s’avèrent effectivement positives, ou bien les abandonner si ce n’est pas le cas.

Ceci vous amène à la conclusion que vos croyances ne sont essentiellement que des illusions.

Peu importe donc, qu’une idée soit discutable du point de vue de la logique et de la raison, si elle vous permet de vous développer et d’être heureux !

Vous pouvez donc, en toute connaissance de cause, choisir vos illusions en restant conscients de leur nature, elles sont de simples moyens de développement ! 



Que faire de vos croyances ?

 

Nous venons de voir que vos croyances peuvent vous être favorables ou défavorables, et qu’elles peuvent être plus ou moins conscientes.

Aussi, vous vous demandez sûrement :

  •  Comment repérer mes croyances ?
  • Comment discerner les croyances qui me sont favorables de celles qui me sont défavorables ?
  • Que faire de mes croyances défavorables ?
  • Comment implanter en moi des croyances favorables ? 

 Identifiez vos croyances

 

 En appliquant une attention particulière et avec bienveillance à vos actions et à vos paroles, vous pouvez reconnaître à travers celles-ci certaines de vos croyances les plus apparentes.

Exemple :

  • Parole : le responsable est plutôt jeune
  • Croyances : un jeune n'a pas l’expérience nécessaire pour ce poste
  • Sous-entendu : il doit faire ses preuves ou, c'est bien, un jeune donne du dynamisme à l’entreprise

En repérant les croyances les plus visibles, vous pouvez progressivement avoir accès à celles des niveaux plus profonds 


source : comment développer vos ressources personnelles » de Francis Delval.
source : comment développer vos ressources personnelles » de Francis Delval.

 

 

 

 

Il peut s’en suivre un questionnement de ce style 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 A la lecture de ce dialogue intérieur, il apparaît rapidement qu’il n’est pas toujours aisé de se poser à soi même les « bonnes questions », celles qui feront émerger des croyances discrètes, situées hors de notre conscient, a fortiori celles ancrées profondément dans l’inconscient.


Portez attention à vos pensées

 

En portant attention à vos envies, vos craintes, vos rejets, vos désirs, vos joies, vous pouvez comprendre quelles sont les forces qui vous animent, et à quelles croyances elles correspondent.

En vous demandant simplement : « Qu’est-ce qui est important pour moi ? », vous pouvez repérer bon nombre de vos valeurs, et à partir de ces valeurs, voir se dessiner le profil de votre identité, de ce que vous êtes, au plus profond de vous-même. 


Sachez discernez croyances favorables et défavorables

 

Une fois une croyance identifiée, pour discerner si une croyance vous est ou non favorable, vous disposez de deux outils complémentaires :

  • d’une part votre côté rationnel : vos expériences vécues
  • d’autre part votre côté non rationnel : subtil et intuitif 

Imaginons que vous avez envie de pratiquer une activité artistique telle que la sculpture.

Mais vous vous rendez compte que vous avez depuis longtemps la croyance suivante : « Ce n’est pas fait pour moi, je suis trop maladroit(e) de mes mains ».

 

Posez-vous alors les questions suivantes :

  • Quels sont les avantages de cette croyance ? Pour moi et pour les autres
  • Que me permet-elle de faire ?
  • Que me permet-elle d’éviter comme risques ?
  • Quels sont les inconvénients de cette croyance ? Pour moi et pour les autres
  • Que m’empêche-t-elle de faire ?

Nous avons vu que la plupart de vos croyances présentent en effet à la fois des avantages et des inconvénients. Il s’agit donc de mettre en comparaison les avantages et les inconvénients d’une croyance pour savoir si vous voulez la garder ou non.

 

Dans notre exemple, cette croyance qui vous dissuade de pratiquer une activité qui vous attire peut avoir les inconvénients suivants :

  • elle vous empêche de découvrir une activité nouvelle, vous privant donc d’une richesse supplémentaire.
  • elle vous prive d’un éventuel plaisir, probablement d’un surcroît d’estime pour vous-même, peut-être d’un épanouissement inespéré.

 Par contre elle peut aussi vous procurer les avantages suivants :

  • le temps qui ne sera pas consacré à cette activité pourra être consacré à autre chose
  • l’argent nécessaire pour cette activité pourra être utilisé différemment
  • si une ou plusieurs personnes ont cherché à vous dissuader de pratiquer cette activité, le fait de ne pas la pratiquer vous évitera d’affronter les critiques de ces personnes.

Tout ceci vous incite à examiner l’origine de vos croyances.

  • Cette croyance m’est-elle vraiment personnelle ou est-elle plutôt une idée reçue ?

Cette question vous fera considérer qu’une conviction personnelle, surtout une conviction choisie consciemment a toutes chances de mieux vous convenir qu’une croyance reçue. Nouvelle croyance :

 

Je suis le mieux placé pour savoir ce qui est bon pour moi.

 

Nul ne devrait pouvoir décider à votre place de ce qui est bon ou non pour vous, de ce que vous devez ou non penser, dire et faire.

Cela vous empêche absolument pas de demander conseil, d’écouter les avis de personnes qui ont votre confiance, la vie est faite d’échanges et d’enrichissements mutuels.

Mais gardez à l’esprit que vous restez toujours le meilleur juge, en dernier ressort, de ce qui est ou non bon pour vous.

Savoir choisir par vous-même, en conscience et connaissance de cause. 



A chercher à vous faire croire que cette activité n’était pas faite pour vous ; vous vous êtes forgé cette conviction petit à petit, en constatant par vous-même que vous n’avez pas jusque-là brillé dans les travaux manuels, ou peut-être doutez-vous de pouvoir y réussir faute simplement d’avoir essayé.

Vous pouvez alors reconnaître le caractère limitant de votre croyance.

 

La question est de savoir si vous voulez en changer et comment.

Mais avant de passer à la phase de changement de croyance, une question s’impose d’elle-même, comment savoir si cette croyance est fondée ?

Soit, dans notre exemple : comment savoir si la sculpture vous convient ou non ?

 

Comment savoir le plus sûrement possible ce qui est effectivement bon pour vous ?

Ce doit toujours être votre expérience personnelle qui prime pour confirmer ou infirmer vos croyances.

Pour savoir, le mieux est d'expérimenter

 

Avec un minimum d’à priori. Le problème est donc de pouvoir surmonter l’a priori avant de se lancer dans la mise en pratique.

Ce qui revient à commencer un changement de croyance, tout au moins à pouvoir mettre suffisamment de côté la croyance limitante pour qu’elle ne vienne pas saboter votre expérience.

Allez au-delà de vos croyances, osez sortir de votre zone de confort

 

Vous pouvez aussi ne rien décider quant à sa conservation ou à son élimination. Car chacun sait que « le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas »…  


Utilisez votre "Soi subtil"

 

En utilisant la partie non rationnelle, c’est-à-dire votre inconscient, vos sentiments et émotions, tout ce que vous avez de subtil et d’intuitif, vous pouvez percevoir avec précision et fiabilité si une croyance vous correspond profondément, et si donc elle est bonne pour vous,

Au moyen de votre imagination, observez les résultats et les conséquences de votre idée, en vous « voyant » dans les situations où vous estimez qu’elle peut vous mettre et ressentez l’état de bonheur que cela vous procure, vous serez en mesure de ressentir si votre croyance est en accord avec ce que vous êtes au plus profond de vous-même, avec vos valeurs les plus fondamentales.

Pour savoir quelle est votre « vérité », ce qui est véritablement bon pour vous, vous pouvez vous fier à votre Être profond. Il vous suffit de savoir l'écouter. 


Des outils pour connaître et changer vos croyances

 

Connaître ses croyances et en changer n’est pas forcément facile car elles sont le plus souvent inconscientes. Il vous faut donc les rendre conscientes puis les « reprogrammer » en faisant accepter à votre inconscient des croyances différentes, plus positives pour vous.

 

Voici différents outils pour y parvenir :

  • La Programmation Neurolinguistique (PNL)

La PNL est un puissant outil de développement personnel du fait qu’elle propose de mettre en place les moyens d’atteindre un « état désiré » à partir d’un « état présent ». Elle dispose d’une vaste boîte à outils permettant notamment de mettre en évidence et de modifier les croyances.

  • L’hypnose Ericksonienne

L’hypnose Ericksonienne, du nom de son fondateur Milton Erickson, fait appel aux états modifiés de conscience, états que nous expérimentons tous sans forcément nous en rendre compte. L’état d’hypnose permet d’entrer en contact avec notre inconscient et de solliciter les compétences et connaissances qu’il recèle.

Outil thérapeutique autant que de développement personnel, l’hypnose Ericksonienne est particulièrement adaptée pour prendre connaissance de ses croyances et les modifier. Elle se caractérise par la « triple alliance » entre le patient, son inconscient et le thérapeute.

  • La Kinésiologie

Le kinésiologue va grâce au test musculaire et une palette d’outils mis à sa disposition, écouter en profondeur ce que le corps a à dire et ainsi le libérer de tous ses blocages autant sur le plan physique, émotionnelle, qu'environnemental.


Changez vos croyances

 

Reste une croyance très répandue : les croyances ne peuvent pas être changées.

Je vous propose donc d’adopter, la conviction suivante :

Je peux changer en moi toute croyance qui m’est défavorable

 

Nous avons dit que les croyances sont créatrices de réalité. En croyant ce que vous croyez, vous déterminez ce que vous vivez, vous faites des choix de vie.

Or, vous avez fondamentalement, au fond de vous-même, la possibilité de choisir vos croyances.

Vous pouvez choisir d’adopter les croyances qui vous plaisent, et de rejeter les croyances qui vous déplaisent.

Pour qu'une croyance puisse être abandonnée, il est nécessaire qu'elle soit reconnue comme défavorable. Non seulement intellectuellement, mais surtout de façon profonde, émotionnelle, viscérale.

Réaliser profondément, « avec ses tripes » le caractère négatif d’une croyance est le moyen le plus efficace pour vouloir la changer.

 

Une fois avoir rejeter cette croyance reconnue comme négative, reste à l’éliminer.

le plus sûr moyen est de la remplacer par une autre croyance… positive bien sûr.

 

Comme nous avons vu plus haut que vous pouvez créer vos croyances, en voici une magnifique :

Je créer en moi toutes les croyances qui me sont favorables

 

Sur ce mode positif, nous pouvons aussi décider, par exemple :

  •  Je suis un être de valeur
  •  Je suis apprécié de mon entourage
  • Je suis en sécurité

Et bien sûr toutes autres croyances que vous estimez favorables à votre épanouissement !

Et ainsi créer vos propres convictions afin de satisfaire par vous-même vos besoins qui jusque-là vous paraissaient insuffisamment satisfaits par les autres ou par la vie.

Vous cessez de compter sur les autres pour satisfaire vos besoins ; vous devenez responsables de votre équilibre et de votre plénitude.



Allez au-delà de vos croyances

 

Cela signifie devenir plus conscient et plus objectif. Plus conscients de vos croyances et surtout conscients qu’elles ne sont que des filtres de la réalité, des illusions.

 

Au même titre que de simples croyances, vos valeurs peuvent présenter pour vous des avantages et des inconvénients.

Elles peuvent pousser jusqu’à l’intolérance ou aux conflits et donc constituer de sérieux obstacles aux relations étant fortement attaché à ses valeurs, l’être humain a le plus souvent bien du mal à accepter que les valeurs d’autrui puissent être différentes des siennes. 


Une voie vers votre identité profonde

 

Certaines de vos valeurs ont un lien étroit avec votre identité profonde : elles en sont comme la manifestation.

Ces valeurs sont un reflet du Soi, et c’est pourquoi elles correspondent à des besoins essentiels. Tout être humain a par nature même besoin d’amour, d’authenticité, de paix, de sagesse et de sérénité, d’harmonie, d’unité…

Porter attention à vos comportements, à vos réactions à certaines situations, aux émotions que vous ressentez, vous renseigne en effet très efficacement sur vos besoins et donc sur vos valeurs.

 

Supposons que le besoin identifié ici soit l’affection.

Demandez-vous alors ce que ce besoin vous permet d’obtenir de plus important pour vous, une fois qu’il est satisfait.

Procédez ainsi pour chaque besoin identifié, observez ce que la satisfaction de ce besoin vous permet d’obtenir de plus important encore, et ainsi de suite jusqu’à ce que vous ne puissiez plus rien trouver de plus important qui puisse être satisfait pour vous.

Assurément, nous approchons du Soi… 


Vous pouvez aisément aller au delà de votre identité limitée,

L'essentiel consiste simplement à Être, à travers les pensées, les paroles, les actions, les événements de la vie ; à travers eux mais aussi au-delà d’eux.

 

Il vous suffit d’Être, ici et maintenant,

et d’apprécier toute la saveur du moment, la simple joie d’Être.



 

Cet article  m'a été inspiré de la lecture du livre :

  • « Comment développer vos ressources personnelles » de Francis Delval.

Je vous invite pour mon prochain article à mieux vivre vos émotions, les accueillir avec bienveillance et amour.


Écrire commentaire

Commentaires: 0