10. Mieux vivre ses émotions

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Véritable système d'information, les émotions nous parlent de nos besoins, de nos manques et de nos systèmes de défense. Cris d'alarme sur soi, elles sont les magiciennes qui nous orientent et identifient la direction à prendre.

Elles constituent aussi un système de communication pour « nous dire » aux autres.

 

Tout au long de cet article, nous allons essayer de comprendre les émotions, leurs fonctionnements et leurs dysfonctionnements.

Je vous proposerai aussi des outils pour les gérer, les réparer, accompagner les émotions des autres et installer un équilibre émotionnel.

 

Bon voyage au pays des émotions.


 

Qu'est-ce qu'une émotion ?

 

Étymologiquement « émotion » signifie « mouvement vers l’extérieur »

Les émotions nous mettent donc en mouvement et nous rendent vivant. C'est notre élan vital.
Une émotion est un état affectif, composé de sensations physiques, agréables ou désagréables, déclenché par une sensation précise.

Les émotions sont indispensables à la vie, elles nous guident pour nous aider à répondre à nos besoins vitaux. Une émotion provoque des changements à l'intérieur de nous et elles se repèrent par des sensations physiques dans notre corps. Sa durée est brève et ses réactions rapides.

Les 6 émotions de bases ou primaires sont :

 

  • la joie,

  • la tristesse,

  • la colère,

  • la peur,

  • la surprise,

  • le dégoût.


Quelles sont les différentes émotions et à quoi servent elles ?

 

Elles colorent notre vie. Elles permettent d'exprimer les différentes facettes de notre personnalité. Elles sont de fidèles alliées....ou les pires ennemies quand on ne sait pas les gérer. Elles servent aussi de boussole en indiquant les directions à prendre, en nous informant sur nos besoins.

Les émotions sont des séquences courtes et vives qui interviennent tout au long de nos journées et en donnent le ton.

  • Dans la vie la colère est nécessaire lorsque nous sommes attaqués par un agresseur.
  • La peur nous permet de nous protéger face à un danger.
  • La tristesse d'un bébé qui pleure lorsqu'il a faim alerte sa mère sur son besoin.
  • Le dégoût se manifeste lorsque nous avons un aliment infect dans notre bouche.
  • La surprise nous arrête dans notre élan.
  • La joie est l'énergie du bien-être, de la créativité et du partage.

Ces émotions primaires sont comme une matière première, à partir de laquelle on peut fabriquer toutes les autres émotions.

Les émotions secondaires sont apprises par l'éducation, l'histoire personnelle et sont déclenchées par toutes sortes de choses.

Les émotions sociales sont inhérentes à la relation aux autres : la culpabilité, la honte, la jalousie, la timidité...

 

Les tableaux ci-joints vont vous permettre de mieux repérer vos émotions et utiliser un langage plus large pour parler d'elles. 


LA PEUR avertit d'un danger

 

Elle est l'instinct de survie, un véritable radar qui nous guide face à tout ce qui peut constituer une menace pour notre bien-être.

 

Le déclencheur est la perception du danger. L'inconnu peut susciter aussi la peur.

Pour certains la peur va décupler leur capacité, devenir une opportunité de se dépasser. Pour d'autres, la situation va engendrer une paralysie et leur faire rater leur examen par exemple.

 

Manifestations physiques : accélération du rythme cardiaque et respiratoire, tremblement, chair de poule, cri, gorge serrée, mâchoires raidies, yeux enfoncés, crainte, inquiétude, frayeur, effroi, terreur.

Lorsque la peur est réprimée : phobie, anxiété, angoisse, TOC.

La peur peut aussi être inconsciente (on ne perçoit pas les signaux), subjective (on imagine le pire!), récurrente (le souvenir d'un événement mal géré dans le passé va provoquer une peur par anticipation quand nous sommes confrontés à une même situation)

 

Comment gérer sa peur : il est nécessaire de l'accueillir, de la ressentir et de l'accepter, puis de s'y confronter pour la dépasser.

 

Les 5 grandes familles de peurs : l'abandon, le rejet, l'injustice, la trahison et l'humiliation. Ces peurs nous rendent vulnérables et provoquent chez nous des comportements et attitudes reliées à ses différentes blessures (nous verrons ses 5 blessures plus en détails au mois de février)

 

Éviter la peur s'est mettre en place des mécanismes de défense pour ne pas la ressentir : des comportements réactifs, défensifs et rigides, souvent compulsif, pour nous apaiser.

 


LA COLÈRE préserve notre intégrité

 

Elle est une réaction de protection. Elle vise à préserver notre intégrité quand nous sentons que nos frontières ont été transgressées.

Elle nous permet de nous positionner et d'affirmer notre identité. Elle favorise l'affirmation de soi.

C'est aussi une émotion de réparation face au dommage et à la blessure.

Elle surgit quand l'équilibre est rompu dans un aspect des notre vie, un besoin est insatisfait, un désir n'est pas comblé, une attente restée sans réponse.

La colère va nous permettre de sortir de l'impuissance et de contrôler la situation.

Elle est l’expression d'un « non » à l’injustice, à une violation.

 

Le déclencheur : frustration, injustice, dommage causés par un tiers, atteintes à notre système de valeurs...

Avant la colère, enfouis, préexistent souvent la peur, l'anxiété, la vulnérabilité, le stress ou la fatigue.

 

Manifestations physiques : décharge physique (envie de frapper) pas pour détruire, mais pour éliminer les tensions.

Lorsque la colère est réprimée : mâchoires serrées, poings fermés, dos raidi, menton avancé, voix forte, rage, fureur, exaspération, irritation

 

Comment gérer sa colère :

 

  • par l'explosion : le volcan explose de façon plus ou moins contrôlée

  • par l'implosion ou l'inhibition : le volcan gronde à l'intérieur, accumule la colère à l'intérieur de soi par le ressentiment.

  • Sans se faire du mal :

    • vivre complètement sa colère et comprendre l'importance de sa frustration,

    • identifier le pouvoir réel que l'on a sur la satisfaction de ses besoins,

    • satisfaire ses besoins et diminuer ses causes d'irritation,

    • se centrer sur l'objet de la colère et ne pas attaquer la personne,

    • se mettre à la place de l'autre et comprendre son point de vue,

    • réfléchir à ce qui est une priorité dans la vie,

    • prendre du recul sur la situation.


LA TRISTESSE nous renseigne sur un manque

 

C'est un relâchement, un lâcher prise émotionnel qui se produit lors d'une perte, un manque, une attente ou un souhait non satisfait.

Souvent nous la combattons parce que nous voulons être heureux. Consentir à la tristesse, c'est accepter sa propre vulnérabilité.

Elle nous invite à nous retirer de l'action et à réfléchir pour comprendre ce qui se passe, elle protège de l'agressivité de l'entourage, elle attire l'empathie des autres à notre égard.

 

Le déclencheur : une perte, une séparation, un manque, une déception, une perte de sens de sa vie.

 

Manifestations physiques : les pleurs, baisse de l'entrain, on se sent abattus, l'ennuie, la morosité, la nostalgie, le chagrin, la douleur, l'abattement, la déprime, la mélancolie.

 

Comment gérer sa tristesse : il est nécessaire de la ressentir, l'accepter et l'exprimer.

 

Il est important de se remettre dans l'action et se redonner du plaisir par des activités positives, pensez à consulter si vous n'arrivez pas à la dépasser.

 


LA SURPRISE aide à nous adapter à l'imprévu

 

Elle est attachée à un changement imminent. C'est une émotion qui nous échappe car elle est soudaine et imprévisible. Du coup elle génère une multitude de réactions et des comportements agréables ou embarrassants. Elle dévoile une mise à nu car elle dévoile qui nous sommes, spontanément, sans artifice. 

 

Le déclencheur : un élément nouveau et inattendu.

Manifestations physiques : sursaut, stress, insécurité, étonnement, enthousiasme, stupéfaction, joie, opportunité...

 

Comment gérer la surprise : il est nécessaire de prendre un peu de temps pour considérer le changement ou l'information inattendue.


LE DÉGOÛT nous met à distance de la toxicité

 

C'est un mouvement de répulsion et d'aversion qui nous indique que quelque chose ou quelqu'un est nuisible. C'est une réaction de rejet à ce qui est nocif ou à ce qui nous salit.

 

Le déclencheur : un aliment mais aussi, par extension, un comportement non éthique, tabou ou dégradant. Il est souvent lié au viol ou à l'abus : viol du corps, de l'intimité, de l'intégrité d'une personne ou de ses valeurs. La violence, la perversion, la cruauté de l'humain suscitent aussi du dégoût.

 

Manifestations physiques : moue du visage assez significatif !, nausée, vomissements...mépris, amertume, écœurement.

La gestion du dégoût nous invite à nous tenir à l'écart de l'objet du dégoût. Face au comportement dégradant de l'autre, on ressent le dégoût et on peut alors s'exprimer.

 

Lorsqu'on réprime le dégoût, on va souvent le retourner contre soi, associé à l'émotion de honte. La psychopathologie du dégoût est large : elle va des troubles de la conduite alimentaire, voire l'anorexie, aux comportements antisociaux, par rejet d'un groupe social.


 

LA JOIE , une émotion capitale à partager

 

C'est l'énergie du bien être, elle élève, donne du ressort à nos actes, fait briller nos yeux et illumine notre être tout entier. La joie est ressentie quand nous vivons en adéquation avec nos valeurs, quand nous pouvons partager et nous réaliser. Elle guérit, fortifie et redonne confiance en soi.

 

Le déclencheur : le désir, la réussite, le bien-être, l'anticipation positive d'un événement.

 

 

Manifestations physiques : le sourire, la démarche sautillante, les sensations de bien être, le corps droit et souple, l’œil brillant. La gaieté, l'excitation, l'enthousiasme, l'euphorie, la sérénité. La joie pousse à l'action en activant l'entrain, l'envie d'avancer. Elle permet la réalisation de soi. 


QUELQUES ÉMOTIONS SOCIALES : LA JALOUSIE

 

Les émotions sociales sont des émotions apprises qui dépendent donc de l'éducation et du système de valeurs et de croyance de notre société.

La jalousie est associée à la colère et à la peur. Elle nous indique un besoin non satisfait.

 

Il semblerait que la jalousie dépende de 3 facteurs :

  • une dépendance affective dans la relation,

  • une insécurité : est ce que l'autre est aussi engagé que vous ?

  • L'émotivité : une capacité à ressentir fortement les émotions.

Que faire face à la jalousie ?

  • reconnaître sa jalousie au lieu de la nier, la ressentir,

  • en parler plutôt que de la cacher,

  • prendre sa part de responsabilité et regarder s'il y a vraiment suspicion,

  • laisser l'autre respirer : arrêter de lui restreindre son champ d'action,

  • faire un travail psycho-thérapeutique pour éviter l'escalade passionnelle.

 


 

QUELQUES ÉMOTIONS SOCIALES : L'ENVIE

 

Elle est proche de la jalousie sans la colère. Elle permet de cerner quelque chose que vous souhaitez, elle détient alors une valeur potentiellement créative.

L'envie prend ses racines dans notre enfance, quand nos besoins essentiels n'ont pas été satisfaits (naissance autre enfant, situation des parents pas acceptable sur le plan social, financier ou intellectuel)

 

 

 

il y a 2 façons de masquer cette émotion :

  • le dénigrement qui s'accompagne de critiques visant celui qu'on envie,

  • la dévalorisation de soi, où la personne évite de se mettre en avant. C'est un dénigrement tourné vers soi-même.

  • La survalorisation, où la personne montre aux autres ses qualités et ses talents de façon très ostentatoire, ce qui provoque souvent le rejet des autres.

Que faire avec l'émotion d'envie :

 

  • reconnaître son émotion et la ressentir,

  • retrouver la racine de cette souffrance et du sentiment de manque dont on n'est pas responsable,

  • apporter une attention à son enfant intérieur qui a tant manqué et tant souffert,

  • transformer l'envie et développer une créativité pour sa vie et son développement personnel.


QUELQUES ÉMOTIONS SOCIALES : LA HONTE

 

C'est un sentiment pénible de son infériorité, de son indignité ou de son abaissement dans l'opinion des autres. C'est une émotion vécue par rapport aux autres, à cause de leur jugement réel ou virtuel. Elle est très liée à notre identité dans le groupe d'appartenance.

Elle s'accompagne d'un rougissement, les yeux sont baissés, la nuque courbée, souvent avec un désir de fuir.

 

Que faire avec la honte:

  • Elle nous permet de saisir que l'on a fait une erreur, les manifestations qui l'accompagnent favorisent l'indulgence des autres à notre égard. La honte joue là un rôle de pacification.

  • Mais elle a un double tranchant, elle est aussi, lorsqu'elle est souvent éprouvée, une évaluation négative de soi avec des effets pernicieux sur l'estime de soi.


QUELQUES ÉMOTIONS SOCIALES : LA CULPABILITÉ

 

La honte et la culpabilité sont étroitement liées. Alors que la honte concerne notre identité, la culpabilité se réfère à nos actes et comportements. Souvent la honte précède la culpabilité.

Elle nous permet de choisir ce qui est bon ou non pour nous, en accord avec notre code éthique.

  • La culpabilité réelle : elle concerne un comportement qui a causé un préjudice à l'autre. Elle nous permet de nous interroger sur nous même, sur notre code moral, nos croyances et les transgressions que nous avons réalisées. Elle sollicite notre conscience pour ne plus recommencer.

  • La culpabilité névrotique : elle n'a pas de réel motif. Elle est là pour masquer l'anxiété, la colère, la peur ou la haine. Elle cache parfois une dépression. La culpabilité s’accompagne souvent d'une très basse estime de soi.

  • La culpabilité existentielle : elle est liée au sentiment commun de communion et d'interconnexion avec les autres et leurs comportements. Il convient d'évaluer son propre degré de responsabilité dans les comportements humains défectueux et de rejoindre un groupe, un engagement dans une activité réparatrice.

 

AUTRES ÉMOTIONS SOCIALES :

  • LA COMPASSION,
  • LA BIENVEILLANCE,
  • LA GRATITUDE
  • LA GENTILLESSE

 

ÉMOTIONS ET BESOINS

 

Les émotions jouent un rôle d'indicateur d'un besoin insatisfait.

Elles sont vécues avant d'être pensées, parlées et conscientisées.

Le tableau ci-joint donne des indications sur ce dont vous avez besoin lorsque vous êtes sous le coup d'une des 6 émotions primaires.

 

 

Écouter ses besoins constitue un réel programme de développement personnel, pour faire face au stress, aux changements et pour obtenir un meilleur équilibre émotionnel.

 

Identifier ses besoins est le premier pas vers une résolution d'un problème émotionnel : pour cela, écoutez votre corps, il est leur messager... 


ACCUEILLIR ET RESSENTIR SON ÉMOTION

 

Très souvent face à une émotion, nous faisons du zapping : on ne s'y attarde pas, on passe à autre chose. On évite alors de ressentir, et faisant cela, on n'est plus au contact de la vie en soi.

La prochaine fois que vous ressentez une émotion, je vous invite à faire cet exercice :

  • Prenez conscience de l'émotion, ressentez-la, et restez en contact avec ce qui se passe,

  • Accueillez les sensations qui viennent et laissez faire...

  • Mettez des mots sur ce ressenti : « je sens une boule dans la gorge », « je me sens rouge de colère »

  • Prenez ensuite un temps pour ressentir les effets de l'émotion,

  • Puis dirigez votre attention sur votre respiration, respirez l'air frais qui entre dans vos narines et l'air chaud qui en ressort. Au contact de votre corps, laissez la vague de l'émotion descendre...

  • Comment vous sentez vous maintenant ?

 

Cela va créer un mouvement corporel qui s'accompagne toujours d'une détente profonde et provoque ainsi un changement : nous prenons alors conscience de quelque chose d’intéressant qui va vers la résolution de notre problème.

 


QUAND LES ÉMOTIONS DYSFONCTIONNENT

 

Etre à l'écoute de soi évite de se laisser envahir par les émotions. Mais que se passe t'il quand elles se dérèglent et dysfonctionnent ?

 

 

  • Les rackets ou « une émotion peuvent en cacher une autre » : au sein de certaines familles, certaines émotions sont acceptables, d'autres pas ; l'enfant apprend donc à retenir cette émotion désavouées qui ne lui vaut que des désagréments (ex : lorsque l'enfant pleure, le parent le traite de mauviette) ainsi, pour recevoir l'attention et l'estime dont il a besoin, l'enfant va cacher l'émotion interdite et montrer une émotion autorisée.

  • La collection de timbres ou « la goutte d'eau qui fait déborder le vase » : A l'image du carnet de timbres vides sur lequel on colle un timbre à chaque achat, dans notre carnet interne, nous collons des timbres à chaque fois que l'on nous dit quelque chose qui ne nous convient pas. Puis arrive le moment où notre carnet est plein et nous nous autorisons alors à exprimer une émotion interdite, à fondre en larmes ou piquer un coup de sang...rackets et timbres sont en effet étroitement liés.

    Mais là encore, tensions et stress sont au rendez vous, car il y a un décalage entre la situation et votre réaction.

    La seule façon d'éviter cette charge émotionnelle est d'apprendre à rendre ses timbres ! Il s'agit de dire ce que nous ressentons de positif ou de négatif, sortir du non dit qui entretient la rumination et l'insatisfaction. Exprimez votre mécontentement tout de suite, même pour des petites choses, cela vous servira aussi à prendre votre place et à vous faire respecter...

  • Les élastiques ou « les résurgences du passé » : lorsqu'une émotion est disproportionnée par rapport à son contexte, il s'avère souvent qu'elle n'est pas un lien avec le présent mais liée à une situation ancienne non résolue émotionnellement (ex : insomnie la veille d'une réunion), l'événement actuel nous ramène, comme s'il était attaché par un élastique, à une situation douloureuse du passé.

    Il convient ici, de suivre le fil d’Ariane de l'affect et de remonter, à l'aide d'un travail régressif jusqu'à la situation ancienne difficile, de la retraverser pour libérer l'émotion captive depuis toutes ces années. Décrocher un élastique permet d'évacuer la charge émotionnelle du passé et de pouvoir faire face aux situations présentes avec toutes nos ressources.

  • « Les pommes de terre chaudes » ou les transmissions transgénérationnelles : nous nous transmettons des croyances liées à des émotions, de génération en génération, telle une pomme de terre chaude qu'on se passe de main en main. Celui-ci la reçoit, se sent coincé et prisonnier, jusqu'à ce qu'il puisse identifier son origine réelle et s'en libérer. Enfant, nous nous sentons parfois dans l’obligation de « réparer » nos parents et, inconsciemment, nous rejouons de génération en génération les mêmes scènes souvent au même âge qu'eux. (divorce, maladie, licenciement...). Il s'agit alors de verbaliser et de partager ce qui se passe pour nous sur le plan émotionnel, pour éviter de transmettre à nos enfants cet héritage toxique (soit en écrivant une lettre que vous brûlerez ensuite, soit dans un dialogue imaginaire ou réel avec ce membre de votre famille).


 

LES TROUBLES ÉMOTIONNELS :

QUAND LA PEUR DEVIENT PATHOLOGIQUE

 

L'anxiété normale attire notre attention sur des dangers réels et permet d'assurer la survie.

Les personnes anxieuses sont dans une anticipation constante, elles ont tendance à imaginer le pire, s'entourent d'un maximum de précautions et le moindre événement devient très compliqué, elles ont du mal à profiter de l'instant présent.

 

Cela peut aller jusqu'au Trouble Anxieux Généralisé (anxiété très excessive par rapport à la réalité), le trouble panique (crises d'angoisse régulières), la phobie (anxiété déclenchée par une crainte angoissante), le Trouble Obsessionnel Compulsif (anxiété accrue face à l'imprévu et à l'incertitude)

 

Traitement de l'anxiété : les Thérapies Comportementale et Cognitives (exposition comportementale croissante des patients à l'objet de leur peur), les techniques de PNL (ancrage de ressources, dissociation), relaxation, méditation.


LES TROUBLES ÉMOTIONNELS : QUAND LA TRISTESSE DEVIENT DÉPRESSION

 

La dépression : tristesse, anxiété, angoisse, douleur, perte de désir, dévalorisation de soi, perte du plaisir de vivre, isolement...

Elle peut survenir après une difficulté de la vie (décès, licenciement, retraite...), en période de ménopause, être liée à un stress trop important , après une maltraitance (critiques répétés, harcèlement moral...), être consécutive à une maladie neurologique (Parkinson, Alzheimer)

La dépression à 2 faces :

  • la dépression « violence intérieure » qui apparaît quand une personne ne peut exprimer sa colère. Cette énergie émotionnelle se retourne alors contre elle même dans « une violence dépressive » : retrait social, suicide, alcoolisme, toxicomanie.

  • La dépression « transformation », c'est un véritable tsunami émotionnel, après son passage, plus rien ne peut être comme avant. C'est un chemin de métamorphose que nous propose la dépression, comme traverser la nuit pour renaître à la lumière.

Ce chemin de guérison va se construire pas à pas :

  • Accepter la dépression, entendre son envie de s'occuper de soi, son besoin de sécurité et d'amour,

  • Récréer le lien avec soi, avec son enfant intérieur en souffrance et l'aider à réparer ses blessures. La transformation passe aussi parfois par l’arrêt de la chaîne dépressive transgénérationnelle, faire le deuil de nos disparus.

  • La métamorphose : faire de nouveaux choix car nous savons ce que nous ne pouvons plus supporter, laisser derrière soi certaines relations qui nous déséquilibrent et envisager de vraies séparations (conjoint, parent, patron...)

la dépression peut ainsi nous fournir une opportunité de changer de vie, un temps pour plonger en soi, se retrouver, faire un travail de tri, aller à la rencontre de ses valeurs les plus profondes, repérer ses mécanismes de défense et enfin se donner la permission d'exprimer sa colère et d’être soi.

 


LES TROUBLES ÉMOTIONNELS : QUAND LA COLÈRE DEVIENT AGRESSIVITÉ

 

L'agressivité est un comportement naturel associé à une pulsion de survie, qui permet de mobiliser ses forces et de se concentrer sur l'attaque ou la défense. C'est un moyen de faire valoir son droit à exister et qui permet de faire comprendre ses limites à l'autre. Exprimer sainement c'est s'autoriser à ressentir et exprimer sa colère pour libérer la tension émotive. Mais elle devient inacceptable lorsqu'elle vise à nuire ou à détruire où elle devient violence.

La violence apparaît lorsqu'il y a un échec à l'expression de la colère. Ne pouvant exprimer ses émotions, ses frustrations ou ses demandes, elle escalade dans l'action.

Dans la violence, le besoin est si fort qu'il annule celui de l'autre, l'autre n’existe plus.

 

L'escalade dans la violence, elle se produit quand :

  • La peur devient violence : par sa différence, l'autre est vécu comme un intrus, un indésirable, une menace. La peur se manifeste par de l'évitement, du rejet, de la haine qui va devenir affrontement.

  • Les besoins deviennent violence : la violence est l'échec de la parole. La violence devient alors une ultime tentative pour être entendu, reconnu et combattre ce sentiment d'impuissance qui détruit tout à l'intérieur.

  • La frustration devient violence : lorsque les personnes sont insatisfaites et qu'elles éprouvent de la frustration, elles évacuent cette montée émotionnelle par de la rage et des gestes destructeurs. De même, elles tolèrent mal un délai entre l'apparition d'un besoin et sa satisfaction. Elles s'en prennent alors à la personne qu'elles jugent responsable du manque, verbalement ou physiquement.

     

Éviter l'escalade vers la violence :

 

  • Marquez un temps d'arrêt et respirez profondément,

  • exprimez vos sentiments et vos besoins non satisfaits.

 


LES TROUBLES ÉMOTIONNELS : QUAND LA JOIE DEVIENT TROUBLE MANIAQUE

 

 

Des troubles bipolaires (ou maniaco-dépressifs) peuvent survenir. Ils se définissent par l'alternance d'accès maniaque et des périodes dépressives. Le pôle maniaque rend euphorique et exalté. La personne perd toute pudeur, multiplie les contacts sociaux et se lie avec n’importe qui. Ses sauts d'humeurs l’entraînent de la joie à l'irritabilité.

Puis au bout de quelques semaines, c'est à nouveau la chute dans la dépression, avec son envie de rien. Ce trouble est souvent une urgence psychiatrique, nécessitant hospitalisation et traitement prolongé.


 

LES BLESSURES DU STRESS : LE BURN OUT

 

Le Burn Out est un épuisement mental et intellectuel complet, provoqué par des situations de stress professionnel (surcharge de travail, pression, relation difficile...)

Il se caractérise par :

 

  • une fatigue intense avec des douleurs diffuses (dorsalgie, migraine) et des troubles du sommeil.

  • Un sentiment de « déshumanisation » , détachement émotionnel allant même jusqu'à l'absence d'émotions envers les autres, voire une totale indifférence à leur souffrance.

  • Un désenchantement vis-à-vis de son métier et le sentiment d'inutilité de ce qu'on y fait, l'impression d'être incapable d'apporter la moindre aide aux autres.

  • Le Burn Out s'installe peu à peu...Alors mieux vaut prévenir que guérir : prenez soin de votre capital santé, soyez attentif aux signaux d'alarme envoyés par votre corps et vos émotions. Offrez-vous des instants de pause, de mieux-être : yoga, sophrologie, REIKI ….. 

 


 

 

LES BLESSURES LIÉES AU DEUIL ET AU CHANGEMENT

 

 

La vie est un processus de deuil continuel...manques, renoncements, obstacles, contraintes, séparations et pertes en tous genres, nous emmènent à faire le deuil de ce que l'on n'a pas, de ce que l'on n'a plus ou de ce que l'on n'aura jamais...

 

 

 

Processus émotionnel du deuil en différentes phases :

  • La sidération : sous le choc de la nouvelle, le monde s'arrête de tourner, perte de contact avec la réalité s'installe,

  • Le déni : un refus absolu d'y croire qui a pour but de nous protéger contre cet impact émotionnel massif. Comportements de retrait ou d'hyperactivité puis lorsque l'état de choc disparaît, la douleur surgit.

  • La révolte : la colère ou l'agressivité se manifeste alors contre la personne disparue ou qui abandonne. La colère devient ensuite culpabilité. Cette étape de colère est importante dans tout le processus de changement car elle aide à se séparer. Tout se passe comme si, pour nous éloigner, nous avions besoin d'accuser et de rejeter en bloc.

  • Le marchandage : face à la peur de l'abandon, on a alors envie de faire reculer l'inéluctable et c'est le temps des promesses.

  • La dépression, la tristesse : c'est la phase la plus importante du deuil, on y retrouve les signes habituels de la dépression avec une perte de plaisir et de sens. Pouvoir partager avec les autres ce manque, cette sensation d'abandon et son chagrin, permet alors la transformation émotionnelle. Cette phase est annonciatrice du détachement et de la reconstruction à venir.

  • L'acceptation : le chagrin s'estompe, il devient plus doux. La perte quitte la réalité pour passer sur le plan plus spirituel, il devient un conseiller intérieur, un gardien qui nous accompagne...Le temps du pardon est venu, le temps de dire « Adieu » au passé également. C'est aussi le moment où nous commençons à comprendre que la perte ouvre à des perspectives ou des choix nouveaux.

  • Le ré-attachement positif : peu à peu la douleur s'éloigne, l'énergie revient et s’investit dans de nouveaux projets. Le temps se réaligne : le passé reprend sa place, le présent se remplit de vie et le futur s'ouvre...

     

Réussir son travail de deuil, c'est se laisser traverser par cette souffrance et ses différentes émotions. Parfois le cheminement s’arrête et le blocage émotionnel s'installe et va devenir somatisations, des maux pour ses mots retenus....(pour aller plus loin, offrez-vous une séance symbolique des maux du corps, @Reiki Hostens.fr)

 

Acceptez de vous confier, de demander de l'aide quand la perte est trop douloureuse.


LES OUTILS POUR GÉRER ET RÉPARER LES ÉMOTIONS :

LA RELAXATION ET L'EFT

 

Comme vous l'avez vu lorsque une émotion se déclenche, elle passe d'abord par le corps, par des signaux psychologiques qui vous envahissent.

Pour ce faire, il est nécessaire de se focaliser sur les sensations de son corps, de suivre son rythme respiratoire.

 

 

LA RESPIRATION

Revenez au temps présent et pratiquez la respiration, allez à la rencontre de vos émotions, prenez ce rdv avec vous-même pour ressentir cette émotion, installez votre souffle et votre respiration dans votre corps et laissez les changements psychologiques et mentaux se produire. Vous verrez alors la vague de l'émotion qui s'atténue et disparaît tranquillement... sans aucun effort.(voir les exercices dans mon blog ou dans le chapitre « Respiration » dans « Articles » de ma page Facebook )

Chaque fois que vous cherchez à combattre votre émotion, vous la renforcez et vous créez un conflit interne dans votre corps et votre esprit pouvant aller jusqu’à la douleur, apprenez à lâcher prise (voir les exercices dans mon blog ou dans le chapitre « Lâcher Prise » dans « Articles » de ma page Facebook )

Lorsque vous êtes envahi par les émotions et le stress, que la fatigue, le surmenage ou la déprime vous guettent, quand vous avez du mal à dormir, il paraît urgent de faire une pause. Vous pourrez alors recourir à la relaxation pour retrouver un peu de sérénité et pourquoi pas vous initiez à la méditation (voir les exercices dans mon blog ou dans le chapitre « La Pleine Conscience» dans « Articles » de ma page Facebook )

 

"NE REGARDEZ PAS EN ARRIÈRE AVEC COLÈRE

NI DEVANT AVEC CRAINTE

MAIS AUTOUR DE VOUS AVEC CONSCIENCE"

 

L'EFT, technique de libération émotionnelle (Gary Craig), c'est une approche énergétique, une forme d'acupuncture sans aiguille. Cette technique de guérison émotionnelle agit efficacement sur les symptômes physiques qui résultent d'émotions perturbées (phobies, peurs, angoisse, stress, anxiété, deuil...), en nous permettant de nous libérer de ces dernières.

Mettre en pratique l'EFT consiste à tapoter doucement certains points spécifiques situés sur nos méridiens d'acupuncture, tout en pensant à ce qui nous dérange. Nous rééquilibrons alors le système énergétique des méridiens perturbés. C'est une méthode rapide, simple et facile à apprendre qui donne des résultats de longue durée. Elle peut être pratiquée par les enfants et les adultes. (https://www.paramedicalsaintsavin.fr/uploads/EFT_l_essentiel_en_10_fiches.pdf )

 

Nous verrons cette technique plus en détails dans les prochains mois.


 

LES OUTILS POUR GÉRER ET RÉPARER LES ÉMOTIONS :

LES THÉRAPIES COMPORTEMENTALES ET COGNITIVES (TCC)

 

Les TTC ne s'intéressent ni à l'histoire du patient, ni à son enfance, elles se concentrent sur la résolution d'un problème précis, elles corrigent une peur, une obsession, une phobie, elles travaillent aussi sur les troubles du comportement alimentaire, les insomnies et les conduites d'échec.

Le thérapeute va s'intéresser aux croyances limitantes du sujet et va l'aider à repérer le fonctionnement de ses cognitions (pensées, croyances) pour lui apprendre à les modifier et à les tester : « ai-je intérêt à conserver ce comportement ? »

  • savoir de quoi on a vraiment peur : accepter sa peur, ne plus la nier.

  • Se confronter à ses peurs : images, films...

  • tester sa résistance face à ses peurs sur le terrain : observez les comportements de sécurité que vous mettez en place pour atténuer l'impact de l'exposition.

 

Ce dernier point est important car il permet de repérer les comportements mis en place pour se tranquilliser, mais qui vont faire obstacle aux processus de changement car ils entretiennent l'idée qu'il existe un danger dans la situation d'exposition.


LES OUTILS POUR GÉRER ET RÉPARER LES ÉMOTIONS :

LES OUTILS DE L'ANALYSE TRANSACTIONNELLE

 

L'analyse transactionnelle s'intéresse aux émotions et distingue les émotions authentiques des émotions rackets ou sentiments parasites. Eric Berne a mis au point une grille de lecture de nos comportements fondée sur les trois états du moi : le Parent, l'Adulte et l'Enfant.

La personne est amenée à identifier ses états du moi, à renforcer ceux qui sont défaillants, à retrouver son Enfant libre et réparer l'Enfant blessé, structurer l'Adulte et renforcer un Parent interne déficient.

Mais aussi, identifier son scénario de vie, ses positions de vie et sortir des jeux psychologiques. (ex : fait plaisir, soit fort, soit parfait, fait des efforts...)

 

Alors comment s'en sortir ? En se donnant entre autres, les bonnes permissions. Ex pour les exemples cités plus haut : je sais dire non sans culpabiliser, je peux demander de l'aide, j'ai le droit de faire des erreurs, je peux avoir une vie facile et agréable.

 

 

Je vous invite à voir ou revoir le chapitre « Compréhension et Acceptation de Soi» dans mon blog ou dans « Articles » de ma page Facebook, pour de plus amples explications.


LES OUTILS POUR GÉRER ET RÉPARER LES ÉMOTIONS :

LES OUTILS DE LA PROGRAMMATION NEURO LINGUISTIQUE (PNL)

 

La PNL est aujourd'hui enseignée et pratiquée dans le monde entier. Elle est utilisée dans la communication, le management, la négociation, la relation d'aide, la santé, la pédagogie et la performance sportive...

Elle permet à chacun de se réaliser et de s'épanouir, tant dans sa vie professionnelle que dans sa vie personnelle, dans le respect de soi-même et d'autrui.

Elle ne cherche pas à expliquer le « pourquoi » des choses mais « comment » mettre en place des processus qui réussissent, tant sur le plan cognitif, émotionnel que comportemental en tenant compte de l'unicité de chaque être humain et de son image du monde.

  • Associé au positif en étant pleinement en contact avec son potentiel et en savourant l'instant présent.

  • Dissocié du négatif en prenant du recul et en ne ressentant pas l'impact émotionnel négatif.

Quelques outils de la PNL :

 

  • L'ancrage des ressources : cherchez un geste que vous associerez à un moment de calme et que vous pourrez refaire lors d'une situation difficile.

  • Les submodalités : représentent les façons dont le cerveau trie et codifie l’expérience. Ex : pensez à un souvenir difficile, à quelle distance se trouve cette image ? Maintenant déplacez là physiquement loin derrière vous, comment cela change t'il l'effet de cette expérience dans votre souvenir ?

  • la dissociation simple et double : la simple permet de prendre du recul par rapport au négatif et de devenir spectateur d'une situation désagréable sans en ressentir la charge émotionnelle. La double sera utilisée pour les phobies plus sévères.

  • la restructuration d'histoire de vie : changez les différentes scènes du passé qui servent de références et entretiennent des croyances, des comportements négatifs et faîtes émerger un comportement souple et aidant.


LES OUTILS POUR GÉRER ET RÉPARER LES ÉMOTIONS :

L'EMDR ET L'APPROCHE BOUDDHISTE

 

L'EMDR est une thérapie rapide qui permet de traiter les événements traumatiques émotionnels tels que les attentats, les deuils, les accidents violents, viols, abus, anxiété, dépression liés à des événements traumatiques du passé.

En imitant les mouvements alternatifs des yeux qui ont lieu au cours du sommeil paradoxal, on semble introduire une transformation rapide de la représentation cérébrale du traumatisme récent ou passé. Quand le traitement est terminé, le souvenir perdure mais sans sa charge émotionnelle invalidante.

 

 

L'approche Bouddhiste : je vous invite à lire les différents livres sur ce sujet 


 

ACCUEILLIR LES ÉMOTIONS DE L'AUTRE AVEC 

L'EMPATHIE , L'ECOUTE ACTIVE ET LA SYNCHRONISATION

 

Souvent les émotions sont perçues comme l'expression d'un problème auquel il faut apporter une solution et alors fusent les conseils : « tu devrais, moi à ta place, pourquoi tu fais pas ... » alors que la personne a simplement besoin de vivre son émotion jusqu'au bout en étant accueilli avec bienveillance.

Pour mieux comprendre les émotions de l'autre, anticipez pour pouvoir agir, rien de tel que l’empathie et l'écoute active : écoutez sans interrompre les propos de l'autre et sans porter de jugements, accueillez le point de vue de l'autre tout en restant vous-même.

 

La synchronisation : sachant que ma réalité n'est pas celle de mon interlocuteur, je vais avoir besoin de l'identifier : visuel (je vois...), auditif (j’entends bien...), kinesthésique (je sens bien..) (toucher et ressenti), olfactif ou gustatif afin de parler le même langage. Il en est de même pour la gestuelle, se caler sur la même respiration ou le ton de la voix...sans pour autant « singer » l'autre.

 

De la même façon, la désynchronisation peut être utilisée pour éviter une contamination émotionnelle et vous dissocier de l'état interne négatif : changez de position, revenez dans vos baskets et dans votre image du monde pour mettre de l’étanchéité à vos frontières !

 


 

 

GÉRER LE DÉSACCORD ET LE MÉCONTENTEMENT AVEC LE DESC ET LA COMMUNICATION NON VIOLENTE (CNV)

 

Pas toujours facile de dire ce qui ne va pas et de critiquer un comportement, car là encore, l'émotion est au rdv !

L'outil DESC de Gordon Bower permet de faire cela confortablement pour soi est pour l'autre.

 

 

 

 

 

Les 4 étapes du DESC :

  • Décrivez les faits : décrire les faits, sans jugement, le plus clairement possible : »j'ai constaté que vous êtes arrivée 30 mn en retard »

  • Exprimez votre émotion : en évitant le « tu » qui tue, dites plutôt « je me sens, je ressens... »

  • Solutions : interpellez l'autre pour résoudre le problème : « qu'allez vous faire pour pouvoir être là à 9h lundi ? »

  • Conséquence : envisagez les conséquences positives apportées par la mise en place de la solution pour soi, pour l'autre et pour l'entourage. « cette nouvelle organisation va nous permettre de travailler efficacement... »

     

La CNV : quand vous êtes blessé par un partenaire, que vous avez mal ou que vos besoins ne sont pas satisfaits il est important de pouvoir le dire. Cette méthode suppose que les personnes sont dans la bienveillance, la sincérité et l'écoute active.

La cnv fait vivre plus de compassion dans nos relations, facilite la prévention et la résolution de conflits et permet une communication où les besoins de chacun peuvent être exprimés, reconnus et satisfaits. Elle nous invite à fixer notre attention sur 4 éléments :

 

  • L'observation de la situation, sans jugement, sans évaluation,

  • Les sentiments qu'éveillent cette situation,

  • Découvrir et exprimer nos besoins comblés ou non comblés qui sont liés à nos sentiments

  • Formuler une demande concrète positive et réalisable, pour satisfaire nos besoin et/ou les reconnaître.


REPERER ET SORTIR DES CONFLITS : LES JEUX PSYCHOLOGIQUES ET LES POSITIONS DE PERCEPTIONS 

 

Même si on les aime pas et qu'on souhaite les éviter, les conflits sont à la base de l’évolution des systèmes vivants. Ils sont source d'information, de dépassement, de renouvellement et de réorganisation. C'est souvent notre manière de les aborder qui va les rendre menaçants ou productifs, source de blocage ou d’évolution.

 

La résolution des conflits nécessite réflexion, confrontation, nouveaux choix et dépassement pour accéder à leur fonction utile d'évolution. Pour vous y aidez, 2 outils :

  • Les jeux psychologiques pour mieux comprendre ce qui se passe dans ce processus conflictuel et les différents rôles que nous avons tendance à adopter lors d'une même discussion (Persécuteur : dévalorisation de l'autre, Victime : dévalorisation de soi, Sauveur : maintien de la dépendance).

  • Les positions de perception, se mettre à la place de l'autre, dans son image du monde car cela nous donnent des clés pour débloquer les conflits.


LES OUTILS DE L’ÉQUILIBRE ÉMOTIONNEL

 

La recherche de l'équilibre émotionnel est au centre de la vie de chacun pour se construire une existence heureuse. La méditation, le rire, le plaisir, la reconnaissance, la psychologie positive et l'amour y contribuent particulièrement.

 

  • LA MÉDITATION : c'est retrouver le lien avec soi même, dans le calme, et alors contacter le diamant qui nous habite ! Méditer, c'est s'arrêter d'agir, de s'agiter, de faire. C'est faire une pause en étant plus présent à soi, à sa respiration, à l'ici et maintenant. Je vous invite à lire ou relire le chapitre « La Pleine Conscience» dans mon blog ou dans  « Articles » de ma page Facebook.

     

  • APPRENDRE A RIRE : « le rire c'est la santé », Aucune contre indication ni risque de surdosage ! Le rire permet de resserrer les liens du groupe et d'en diminuer les tensions. Je vous invite à essayer un atelier « yoga du rire », fou rire garanti.

     

  • CULTIVER LE PLAISIR : à chaque fois qu'on se fait plaisir, on va alors immédiatement dans le bien être.

  • Différentes sortes de plaisir :

    • liés à nos sens,

    • liés aux rencontres, aux contacts

    • liés à notre plaisir d'agir par soi-même (peindre, bricoler, jouer, chanter...)

    • liés au plaisir de la réflexion, de l'imaginaire, de la rêverie, de la méditation, tout ce qui donne sens à la vie.

     

  • UTILISER LES SIGNES DE RECONNAISSANCE : un geste, un baiser, un regard, une parole, un compliment, un moment d'écoute, un bouquet de fleurs...

     

  • LES CLÉS DE LA PSYCHOLOGIE POSITIVE : être gentil, faire preuve d'amabilité, de cordialité sans toutefois exclure ni la fermeté ni le respect de soi même. La gentillesse ne doit pas conduire au sacrifice. Pratiquez la gratitude au quotidien est un gage de bonne santé physique et relationnelle. Appréciez ce que vous avez plutôt que déplorer ce qui vous manque. Osez la compassion et la bienveillance. Apprenez à pardonner, la rancune n'est pas bonne pour la santé, une méthode qui nous vient d’Hawaï peut vous y aider : Ho'oponopono.

     

  • S'OUVRIR A L'AMOUR : s'aimer soi-même pour aimer l'autre.

 

Vivre ses émotions revient à se rendre compte que ce que l'on ressent a un sens quand

on « s'écoute de l'intérieur ».

 

Entendre ce signal d'alarme, prendre conscience des besoins et des manques révélés est vital.

 

En suivant ce fil d'Ariane, on peut avancer sur notre chemin de vie en utilisant la magie des émotions et leur pouvoir révélateur.

 


Tous ces posts sont issus du livre « mieux vivre ses émotions » de Elizabeth Couzon et Françoise Dorn