12. Les 5 blessures émotionnelles de l'âme

 

 

Nous venons tous au monde avec des blessures que nous devons apprendre à accepter. Elles se sont développées au fil de nombreuses incarnations et, selon notre plan de vie certaines plus souffrantes que d'autres.

 

 

La souffrance à un degré différent pour chacun et la plupart d'entre nous ne savent pas d'où elle vient, ni comment faire pour l'arrêter. Tout ce que nous savons c'est que de nombreuses personnes et situations nous font réagir et donc souffrir. Voilà pourquoi il est intéressant de découvrir la source de nos souffrances.


Nous attirons vers nous certains comportements ou attitudes de la part des autres en fonction de nos blessures. Nous sommes tous habités d'au moins 4 des 5 blessures.

 

Nous souffrons tous de rejet, d'abandon, de trahison et d'injustice. Il n'y a que la blessure d’humiliation qui ne semble pas présente chez tous les individus.

 

La plupart de nous admettent avoir au moins 2 des 4 blessures qui sont plus apparentes et plus souffrantes. Par contre, selon les changements vécus au cours de notre vie, nous pouvons constater que certaines blessures semblent diminuer et d'autres augmenter.


 

On me demande souvent pourquoi au sein d'une même famille, certains enfants se sentent rejetés, tandis que d'autres se sentent abandonnés ou trahis ou souffrent d'injustice. Je leur réponds que ce n'est pas ce dont nos parents sont et font qui occasionne les souffrances associées à nos blessures,

 

c’est NOTRE perception personnelle de leur attitude.

 

Je vous invite à observer de quoi vous avez peur pour vous dans une situation blessante, vous découvrirez que les peurs d'être rejeté ou abandonné sont les plus souffrantes et effrayantes.

 

Observez aussi que vous vous blessez au même degré. Vous vous rejetez, vous vous abandonnez, vous vous humiliez, vous vous trahissez et vous êtes injuste avec vous-même au même degré que ce que vous vivez avec les autres, et vous en souffrez autant


BLESSURE DE REJET

 

Éveil de la blessure :

De la conception à 1 an. Enfant qui s'est senti rejeté par le parent du même sexe et ne croit pas à son droit d'exister.

Masque : fuyant

Sa plus grande peur : la panique

Attitudes et comportements : il croit qu'il ne vaut rien ou pas grand chose, il est insatisfait de ce qu'il est, il se juge d'être sans valeur, il a très peu d'estime de lui-même.

 

Il se sent incompris des autres, il se sent souvent seul, inquiet et fébrile dans un groupe.Il se coupe facilement du monde extérieur, il est envahi par ses émotions, surtout ses peurs quand il est seul. Il a peur de déranger ou de ne pas être intéressant, c'est un grand perfectionniste.


BLESSURE D'INJUSTICE

 

Éveil de la blessure : entre 4 et 6 ans avec le parent du même sexe. Enfant qui a souffert de la froideur du parent, à bloqué l’expression de son individualité.

Masque : rigide

Sa plus grande peur : la froideur

 

Attitudes et comportements : Il cherche à se montrer vivant et dynamique même si il est fatigué. Il passe pour froid et insensible parce qu’il se fait croire ainsi aux autres, que rien ne le touche. Il est très dur envers son corps et admet rarement être malade. Avant de se faire plaisir, il doit le mériter en ayant bien travaillé.Il critique facilement tous ceux qui n'agissent pas comme ce qu'il croit être parfait et juste, tout autant qu'il se critique lui même.


 

BLESSURE DE REJET ET D'INJUSTICE 

 

Blessures éveillées par le parent du même sexe.

L'enfant souffrant de rejet depuis la naissance croit que s'il ne fait aucun bruit, ne prend pas de place et reste toujours effacé, il sera plus aimé et ne sera pas rejeté

Après quelques années, il se sent de plus en plus rejeté, car ses proches oublient même qu'il existe. Il peut alors décider de se révolter, ce qui entamerait le développement de la blessure d'injustice.

La blessure de rejet est toujours présente derrière la blessure d'injustice.

Je vous rappelle le rôle des masques face à l'activation de la blessure :

 

le FUYANT (masque blessure de rejet) veut ÊTRE parfait pour se sentir aimé et accepté alors que

le RIGIDE (masque blessure d'injustice) veut tout FAIRE à la perfection pour se sentir aimé. Dans les 2 cas, ils craignent beaucoup les critiques, mais lorsqu'une personne se sent rejetée, la critique lui fait beaucoup plus mal parce qu'elle touche profondément à son DROIT D’ÊTRE. Le fuyant (rejet) est convaincu que toute critique à propos de ce qu’il « fait » est synonyme de « tu es nul ». Voila pourquoi il a de plus en plus peur de se tromper.

 

Ces 2 blessures empêchent aussi d'accepter facilement l'aide des autres et surtout d'en demander.

Le rigide (blessure d’injustice) refuse l'aide parce qu'il n'a pas envie d’être redevable et qu'il est convaincu que l'autre ne fera pas les choses assez bien est qu'il aura tout à recommencer.

Le fuyant (blessure de rejet) refuse en pensant qu'il ne veut pas déranger et qu'il peut très bien y arriver seul et il ne se croit pas assez important pour mériter de l'aide.

 

Si le fuyant accepte quand même, il pensera inconsciemment qu'on lui offre de l'aide parce qu'on croit qu'il est nul et qu'il ne va pas y arriver seul et non par plaisir ou générosité.

 

Elles sont activées de 3 façons, les 3 au même niveau, avec la même intensité consciemment ou non:

  • Je me rejette : « je suis nul »

  • Les autres me rejettent

  • Je rejette les autres

 

En acceptant ce fait, même si vous n'êtes pas d'accord, vous augmenterez vos chances de prendre conscience plus rapidement quand la blessure est activée. Pensez-y la prochaine fois que vous dévierez l'attention sur quelqu'un d'autre ou que vous trouverez une raison pour vous lever ou aller aux toilettes (masque du fuyant) ; repérez votre ego qui se met en action pour vous « protéger ». 

Lorsque vous n'êtes influencé par aucune blessure, vous aurez une réaction naturelle : «  comme c'est gentil de m'offrir ton aide, j'accepte avec plaisir ». vous n'aurez pas le sentiment d'avoir une dette envers l'autre. Lorsque vous refusez, pensez à vérifier si c'est un besoin ou une peur de quelque chose.

 

 

La blessure primordiale de l'ego est la blessure de rejet c'est pourquoi elle est la base de toutes les maladies importantes, elle incite à la haine de soi et du parent du même sexe.(cancer, anorexie, boulimie, …)


BLESSURE D'ABANDON

 

 

Éveil de la blessure : entre 1 et 3 ans avec le parent du sexe opposé. Enfant qui souffre du manque de soutien, de nourriture affective ou différente de ses attentes.

Masque : dépendant

Sa plus grande peur : la solitude

 

Attitudes et comportements : a de la difficulté à fonctionner seul et à très peur de la solitude, il a besoin de soutien, il recherche la présence et l'attention. Il souffre de tristesse profonde, il provoque inconsciemment des drames ou des maladies pour attirer l'attention et la pitié, il développe une attitude de victime.Il fusionne facilement avec les autres mais il se sert de leurs problèmes pour ramener l'attention sur lui. Il aime parler de lui, retenir l'attention


BLESSURE DE TRAHISON

 

Éveil de la blessure : entre 2 et 4 ans avec le parent du sexe opposé. Enfant déçu qui a souffert du manque d'attention, s'est senti trahi ou manipulé dans sa connexion amour sexualité, a jugé ce parent de ne pas prendre ses responsabilités, de ne pas tenir ses promesses, d'être faible et menteur.

Masque : contrôlant

Sa plus grande peur : dissociation, séparation et reniement.

 

Attitudes et comportements : Il utilise ses qualités de chef pour imposer sa volonté, il tient à ce que les autres sachent ce dont il est capable. Il trouve facilement des moyens pour ne pas être accusé. Il cherche les honneurs, les titres. Il ment facilement pour sortir d'une impasse. Il vérifie sans cesse par manque de confiance. Il aime tout prévoir pour mieux contrôler, il a des difficultés à accepter les imprévus, il aime avoir le dernier mot. Il est rancunier.


 

BLESSURES D'ABANDON ET DE TRAHISON

 

Elles sont activées en jeune âge (1 et 4 ans) par le parent du sexe opposé.

 

La difficulté majeure pour les personnes souffrant d'abandon est que leur ego leur fait croire qu'elles ne reçoivent jamais assez d'attention, de nourriture affective. Elles sont convaincu qu'elles pourraient en recevoir davantage, elles s'aiment tellement peu qu'elles recherchent des preuves d'amour de la part des autres. Elles sont constamment tristes mais ne savent pas pourquoi car elles ont « tout ». La blessure de trahison camoufle un grand désespoir. C'est pour cela que nous essayons de tout contrôler, croyant que le contrôle nous apportera de l'espoir. Or c'est en contrôlant moins qu'on aura plus confiance en la vie, en l'univers.

 

Face à sa blessure de trahison, la personne porte le masque de contrôlant et exprimera sa colère de 2 façons : en manipulant l'autre ou en étant agressive. Elle se croit très indépendante, ses comportements de contrôle l'aident à ne pas sentir la douleur de sa blessure d'abandon.

 

Sous l'influence de la blessure d'abandon, nous nous jugeons, nous pleurons sur notre sort et tout est vécu à l’intérieur de nous. Nous trouvons des excuses à l'autre et nous cherchons d'autres moyens pour obtenir l'attention que nous désirons.

 

Le fait de croire que plaire signifie aimer est un autre bon indice de ces 2 blessures. C'est pourquoi les personnes contrôlant (blessure trahison) et dépendantes (blessure d'abandon) ont beaucoup d'attente.

 

 

Le dépendant est convaincu que si son partenaire lui fait toujours plaisir, au détriment de ses propres besoins, c'est une grande preuve d'amour. Il croit même qu’être jaloux et possessif en est une. Pour prouver son amour, il se pliera également aux exigences de l'autre sans même vérifier quels sont ses propres besoins et il s'attendra à la même chose en retour.

 

Le contrôlant a les même attentes cachées cependant il sera manipulateur d'une façon sournoise (il se plaint) ou agressif (crise, caprice, chantage). Ses attentes sont très fortes et il ne sait pas que la force de ses réactions cache sa grande peur d’être abandonné. Il est impossible pour le contrôlant d'admettre ses torts puisqu'il veut toujours avoir le dernier mot. Il peut aussi mentir facilement pour ne pas admettre ses torts.

 

Chaque fois qu'une relation d'amour est brisée par la colère, cela indique systématiquement une blessure de trahison importante. Il n'y a que le contrôlant qui puisse avoir la force de tenir tête longtemps et attendre que l'autre plie et fasse le 1er pas pour s'excuser.

 

N'oublie pas que c'est la 1ere personne qui décide de passer à l'action, de faire la paix avec l'autre qui est la plus intelligente.

 

Il est très important d'affirmer nos besoins au lieu d’attendre que les autres devinent. Hélas la majorité des gens ne savent pas comment faire.

Le dépendant fait ses demandes en se plaignant et en espérant que l'autre devine ce qu'il veut vraiment. Que l'autre comprenne ses besoins par télépathie lui prouverait à quel point il est aimé.

 

Le contrôlant, pour sa part, fait ses demandes en donnant des ordres. Il s'attend à ce que l'autre comprenne instantanément ce qu'il veut et lui obéisse pour prouver son amour.


BLESSURE D'HUMILIATION

 

Éveil de la blessure : entre 1 et 3 ans avec le parent qui réprimait toute forme de plaisir physique. Enfant qui a souffert d'humiliation de la part d'un parent pour avoir eu du plaisir avec ses sens, sa liberté a été brimée, il a vécu de la honte face à ses parents

Masque : masochiste

Sa plus grande peur : la liberté

 

Attitudes et comportements : il a une belle âme de missionnaire mais il la manifeste souvent par la peur. Il semble croire que « dieu » l'observe et le juge. Il brime sa liberté en faisant passer les besoins des autres avant les siens, il est même porté à excuser les autres. Il grossit facilement pour se donner une raison de ne pas jouir de ses sens. Il a le don de faire rire les autres en se prenant en dérision, s'humiliant ainsi.

 

Elle affecte la relation avec soi-même, pas avec les autres.

Si vous vous sentez humilié par une autre personne, cela peut être l'activation d'une blessure de rejet ou d'injustice et non pas une blessure d'humiliation.

Lorsqu'une personne vit une situation où elle est affectée par cette blessure, elle n'essaie pas d'humilier quelqu'un d'autre, au contraire, elle essaie plutôt de défendre ou d'excuser l'autre.

La personne se sent observée par une puissance supérieure, elle se sent très souvent coupable, surtout au plan physique. Pour guérir de cette blessure, elle doit se donner le droit de jouir de ses 5 sens. Derrière se cache une personne sensuelle qui veut profiter de ses sens en s'acceptant et en s'aimant. C’est une personnes très spirituelle qui veut être digne de « Dieu ».

 

Son masque est le masochiste, sa peur la plus forte est la peur d'être libre. C'est pourquoi elle met tout en œuvre pour être occupé en aidant les autres. 


COMMENT GUÉRIR DE SES BLESSURES

 

1er Prenez conscience de l'activation de votre blessure

Les attitudes et les comportements de chaque masque se manifestent au moment où la blessure est activée et que nous décidons de porter le masque associé à cette blessure. Parce que notre ego nous fait croire qu'en utilisant ces différents comportements, nous ne sentirons pas le mal engendré par la blessure activée et nous pensons qu’ainsi les autres ne verront pas notre blessure.

 

Comment une blessure est activée :

  • Lorsque nous sommes touchés par l'attitude ou le comportement que quelqu'un a envers nous,

  • Lorsque nous nous sentons coupables envers quelqu’un, ayant peur de le blesser et d'activer sa blessure avec ce que nous disons ou faisons.

  • Lorsque nous souffrons à cause de ce que nous faisons ou de comment nous sommes envers nous-même.

Nos blessures sont activées initialement de la conception à l'âge de 7 ans. On dit que nous développons déjà toutes nos croyances durant les 7 premières années de notre vie, il est certain que la plupart de nos façons de penser, nos croyances, nos peurs, nos sentiments, nos décisions sont vécues d'une façon inconsciente.

 

De plus, vivre et expérimenter un rejet et un abandon dès la naissance fait partie de votre plan de vie pour vous aider à accepter ces blessures dans cette vie. Vous aurez beaucoup de difficulté à les guérir tant que vous ne prendrez pas la responsabilité de ce choix.

 

Je précise, qu'il n'est pas nécessaire de savoir quand et par qui vos blessures ont été activées durant la petite enfance, il suffit d'admettre son existence.

 

Nous passons chaque jour d'une blessure à l'autre selon les circonstances et selon les personnes que nous côtoyons.

Au travail, nous souffrons plus souvent de rejet et d'injustice alors que dans notre vie personnelle, ce serait plus souvent d'abandon et de trahison. L'humiliation est toujours vécue avec soi-même, on n’accuse jamais les autres de nous humilier.

 

 

Souvenez-vous que nous attirons toujours à nous les personnes

dont nous avons besoin à chaque instant.

 


Le message des malaises physiques

 

Tout malaise physique nous renseigne sur le degré de souffrance de notre âme quand nous faisons preuve d'un manque d'amour de soi. Plus la douleur physique est intense, plus il est urgent de devenir conscient du manque d'amour, et ce, dans tous les domaines de notre vie.

Lorsque votre corps souffre par exemple de raideur, de durcissement des articulations, des artères, de constipation, etc...cela signifie qu'une blessure a été activée, et que vous luttez pour ne pas avoir mal au lieu de l'accepter.

Ex : une douleur au genou reflète un conflit relationnel, soit vous luttez pour avoir raison et vous avez mal (blessure activée, masque enclenché et ego ayant pris le dessus) soit vous lâchez prise et la douleur s’atténuera, vous avez le choix.

 

Tant que vous ne prenez pas la responsabilité de vos problèmes, ils reviennent avec de plus en plus de force et sous différentes formes.


 

 

2eme  : Prenez conscience du masque mis en place

 

Quand vous vous jugez en vivant surtout de la peur, c'est causé par la réaction à la blessure de rejet et/ou d'abandon. Quand vous vous jugez en vivant de la honte, c'est la réaction à la blessure d'humiliation ;

Quand vous accusez une personne du sexe opposé en vivant de la colère (retenue ou extériorisée), c'est la blessure de trahison, donc le masque de contrôlant qui est en cause.

Lorsque vous vous accusez ou que vous accusez une personne du même sexe que vous avec colère, c'est la blessure d'injustice, donc le masque de rigide qui vous contrôle.

C'est donc le fait de trouver envers qui l'accusation et le jugement sont portés qui vous aideront le plus à trouver quelle blessure est activée.

Ensuite c'est le comportement que vous utilisez pour vous protéger de cette blessure qui vous aide à découvrir le masque mis en place.


3eme : Acceptation de l'ego

 

En acceptant que votre ego fasse parti de votre vie, vous pourrez plus facilement admettre quand vous portez un masque et que vous n’êtes plus à l'écoute de votre cœur.

Cela ne signifie pas que vous ne devez jamais être fière de vos réussites ou de vos accomplissements, il est important d'être fière de soi, car cela aide à avoir davantage d'estime et de confiance en soi.

Par contre, la fierté se vit à l’intérieur de soi. Nul besoin de la crier sur tous les toits afin d'avoir de la reconnaissance ou des compliments des autres.

Quand nous sommes fiers d'avoir surmonté une épreuve, atteint un but ou relevé un défi, en étant heureux d'avoir puisé dans nos ressources intérieures et découvert ainsi notre grande puissance, c'est que nous avons agi selon notre cœur. Nous n'avons même pas besoin d'en parler aux autres. Ceux-ci s'en rendront compte par eux-même et nous féliciteront probablement.Tout ce que nous aurons à faire à ce moment -à, c'est de dire merci, sans plus.

 

Si vous sentez le besoin de partager une belle victoire, assurez-vous que ce ne soit pas avec l'intention de vous faire valoriser et d'être félicité pour ce que vous avez fait.


Que faire avec l'ego des autres

 

C'est vrai qu'il est parfois très difficile de ne pas réagir, il est même très fréquent de perdre le contrôle et de regretter ce que nous disons. Alors que faire, face à une autre personne qui croit sans cesse avoir raison ?

 

Accepter le comportement orgueilleux de la personne, en réalité, elle a peur pour elle et se sent blessée. Quelle que soit la blessure activée, le comportement orgueilleux cache la peur de ne pas être aimé. Comme cette personne ne s'aime pas suffisamment, elle recherche votre amour et celui de ceux qui l’entourent.

 

Le seul fait de reconnaître sa peur et de l'accepter vous aidera à vous sentir beaucoup mieux. Il se peut que se soit suffisant pour que vous ne réagissiez pas et que vous écoutiez simplement, sans répliquer.


Faire profiter de soi

 

On peut avoir l'impression que les autres profitent de nous dans différents domaines.

Par exemple, il est difficile à accepter pour la majorité d'entre nous que quelqu'un nous vole nos idées, cela déclenche en nous, à la fois colère contre la personne et contre nous d'avoir été aussi naïf d'avoir partagé notre idée.

Mais à bien y réfléchir, notre intention n'est pas d'empêcher les autres d'utiliser nos bonnes idées, mais seulement d'être reconnue pour celles-ci.

C'est notre ego qui veut être reconnu, si nous avons assez d'amour pour nous à ce moment-là, nous aurions pu être fière sans vouloir absolument être reconnu publiquement. La joie de découvrir quelque chose de nouveau est suffisante.

Il est important de se rappeler que ce ne sont pas les autres qui profitent de nous, c'est seulement nous qui les laissons faire.

Quand vous accusez l'autre, c'est votre ego qui est à l’œuvre. Je vous invite à donner un nom à votre ego afin de mieux le voir et de mieux communiquer avec lui et ainsi vous permettre de diminuer son action.

En devenant de plus en plus nous-même, en ne laissant plus notre ego diriger notre vie et par conséquent en souffrant de moins en moins de nos blessures, au lieu d'uniquement croire à quelque chose, nous SAURONS ce qui est bénéfique pour nous. Le savoir provient de notre intuition, c'est -à-dire de notre être lorsque nous sommes centrés.

 

A l'opposé, l'ego bloque notre intuition, il prend en charge notre volonté. 


4eme : Dialoguez avec son ego

 

Chaque fois que vous lui parlez, il est important de le faire en montrant que vous connaissez ses bonnes intentions et en lui disant merci de vouloir vous aider.

Vous devez véritablement sentir sa crainte que vous ne puissiez pas survivre sans son intervention.

Il a constamment peur que vous reviviez une des 5 blessures et que vous ne puissiez supporter cette souffrance. C'est la raison pour laquelle vous devez toujours le rassurer au sujet des conséquences de vos décisions.

Ce qui est fantastique avec l’acceptation, c'est que le fait d'agir avec cœur signifie que vous reprenez votre pouvoir. Vous ne donnez plus d’énergie à votre ego, ce qui le fait diminuer et vous reprendrez contact avec votre intuition pour diriger votre vie.

  • Blessure de rejet (fuyant): « je veux vivre l’expérience de me sentir bien même si je me trompe car je ne suis pas ce que je fais, d'accepter de me sentir indécis pour le moment, d'être imparfait., je sens que je suis capable d'assumer les conséquences de prendre ma place, d'exister, d'être efficace »

  • Blessure d'injustice (rigide) : vous amenez vers votre grand besoin de montrer votre sensibilité et vous permettre d'avoir des limites.

  • Blessure d'abandon (dépendant): vous amenez vers votre grand besoin de reconnaître votre force, d’être autonome.

  • et de trahison (contrôlant) : « je veux apprendre à lâcher prise plutôt que de vouloir contrôler, je veux demeurer en contact avec ma bonne intention et non avec les résultats qui en découleront. Sois rassuré je suis aujourd'hui, capable d'assumer toutes les conséquences de ma décision et je me permets d'être vulnérable.»

  • Blessure d'humiliation (masochiste): « je me sens capable de vivre avec ce poids et je suis prête à en assumer les conséquences ainsi que le plaisir d’être sensuelle. Sois rassuré, c'est à mon tour maintenant de me prendre en charge»

 


GUÉRIR DE SES BLESSURES, EN RÉSUMÉ : 

 

  • Respirez 2 ou 2 fois amplement

  • Buvez de l'eau si possible

  • Prenez conscience de l'activation de votre blessure, des émotions ressenties

  • Permettez-vous d'être humain et d'avoir encore des blessures à guérir

  • Prenez conscience du masque mis en place, de la peur (rejet ou abandon), de la honte (humiliation) ou de la colère pour le sexe opposé (trahison), pour le même sexe (injustice) que cela éveille en vous

  • Dialoguez avec votre ego : remerciez-le de vous protéger et rassurez-le.  


Au cours de notre vie, nous adoptons tous différentes personnalités pour être aimés, pour répondre aux attentes des autres et aux nôtres, à cause de notre peur d'être blessés. Nous avons donc perdue de vue notre individualité, c'est-à-dire ce que nous sommes véritablement, incluant nos forces et nos faiblesses.

C'est pour ça qu'en acceptant qui vous êtes à chaque instant, vous aurez le bonheur de redevenir vous-même.

Vous vous demandez peut-être si un jour vous n'aurez plus aucune blessure.

Je ne connais personne qui n'en a pas.

Il est normal et humain de ressentir du rejet, de l'abandon, de l'humiliation, de la trahison et de l'injustice dans la vie.

Lorsqu'une blessure est guérie, cela signifie que ce que vous ressentez ne domine plus votre vie.

 

Par exemple vous pourrez être conscient que les paroles d'une personne vous font ressentir du rejet et être rapidement capables de l'observer en vous sans que cela vous blesse parce que vous vous aimerez assez et que vous vous accepterez inconditionnellement.


 

 

Vous savez que vous êtes sur la voie de la guérison lorsque vous êtes conscient qu'une blessure est activée, que vous êtes capable d'observer la douleur de la blessure et que vous vous permettez d’être humain.

Vous pouvez vérifier que vous avez franchi ces étapes lorsque vous ne sentez plus le besoin de porter le masque associé à la blessure et que vous n'avez donc plus aucune réaction.

L'acceptation entraîne un soupir de soulagement, fait disparaître la douleur graduellement et vous ramène dans le moment présent.

Vous voyez alors l'ensemble de la situation comme une leçon de vie.

 

Tous ces posts sont issus du livre « la guérison des 5 blessures » de Lise Bourbeau.