Exploitons nos capacités

Nous avons sur nos capacités nombre de convictions ou croyances, favorables ou défavorables, qui conditionnent pour une large part l’émergence et la mise en pratique de ces capacités.

Etre convaincu que nous sommes capables de réussir dans une entreprise nous permet de faire réellement émerger les capacités nécessaires à cette entreprise et nous donne le maximum de chances de réussir. A l’inverse, être persuadé que nous n’en sommes pas capables nous empêche très « efficacement » de mettre en œuvre notre potentiel : si toute tentative n’est pas bloquée d’office, nos potentialités restent en sommeil, faute d’être autorisées à se manifester. Faut-il préciser que dans un tel cas, la réussite est pour le moins compromise ?

il y a interaction permanente entre nos croyances sur nous-mêmes et nos capacités.

Réaliser par l’expérience que l’on est capable crée ou renforce automatiquement la croyance que l’on est effectivement capable. 



Prenons un exemple : Vous vous essayez un jour, « pour voir » à une activité sportive ou artistique nouvelle pour vous, et les résultats s’avèrent encourageants ; cette expérience vous procure du plaisir, des satisfactions, voire même une certaine fierté.

A la faveur de cette réussite, vous concevez des pensées de cet ordre : « Je constate par cette expérience que j’ai des talents, des dispositions pour cette activité. Cela m’enchante, car je n’en savais rien ! Et cela me donne envie de faire encore mieux, de poursuivre l’expérience ».

Et vous voilà en route avec un atout de plus dans votre jeu…

Le fait de constater l’existence d’une capacité vous a donné confiance en vous, a renforcé la conviction que vous aviez effectivement un potentiel à utiliser et vous a incité à le développer.

Remarquons au passage que l’envie de persister dans la voie nouvellement découverte est liée au principe de plaisir : toute satisfaction ressentie lorsque nous réussissons est si agréable que nous cherchons automatiquement à la renouveler et si possible à l’amplifier.

 

Prenons à présent un exemple opposé :

Vous avez envie d’essayer la même activité artistique ou sportive, ou peut-être quelqu’un vous propose-t-il de la partager avec lui. Mais il y a un mais : vous êtes persuadé que vos talents en la matière sont très limités, voire inexistants. Cela peut tenir à une tentative ancienne peu réussie qui vous a valu des critiques ou des moqueries, ou bien simplement au fait que ce domaine inconnu vous effraie quelque peu. Toujours est-il que vous ne croyez pas en votre capacité d’y briller ou même d’en retirer des satisfactions. Que va-t-il se passer ? Soit vous renoncez avant même d’avoir essayé, soit vous essayez néanmoins, mais votre conviction négative est si forte que les résultats vous procurent effectivement plus de déboires que de satisfactions, aussi préférez vous ne pas persister…

Et pourtant, il est plus que probable que vous avez suffisamment de dispositions pour pratiquer cette activité et en retirer des satisfactions, et il est absolument certain que ces dispositions peuvent être développées ! Il vous manquait simplement la conviction pour amorcer le mouvement, pour débuter sur des bases favorables.

 


Nous pouvons entrevoir ici la grande responsabilité de nos éducateurs : en quelques paroles, ils peuvent nous donner confiance en nous et nous faire aimer la matière qu’ils enseignent, ou au contraire nous faire croire que nous sommes incapables en cette matière et nous en dégoûter à tout jamais…

Par ces exemples, nous voyons à nouveau l’importance des nos croyances, et combien une simple modification de nos convictions peut nous ouvrir de larges horizons.

L’interaction naturelle entre croyances et ressources fonctionne en boucle, et cette boucle peut être « vertueuse » ou « infernale », favorable ou défavorable, selon que nous cultivons des croyances positives ou négatives, et aussi selon la manière dont nous prenons conscience de nos réussites et de nos insuccès.

Nous pouvons heureusement dans de nombreux cas amorcer le mouvement dans le bon sens : une fois lancée, la boucle favorable nous entraînera d’elle-même et notre potentiel pourra se manifester pleinement. 


 DES RESSOURCES DISPONIBLES À TOUT MOMENT.

Nos ressources sont pour une part d’ordre inné ; c’est ce que l’on peut appeler notre héritage : nous avons tous par nature des facultés d’apprentissage, un potentiel de générosité et d’affection, des qualités humaines en quantité, une certaine énergie physique et psychique…

D’autre part, nous acquérons et développons des connaissances, des savoir-faire tout au long de notre existence. Tout ce que la vie nous apprend est stocké dans nos mémoires ; ce savoir, cette expérience vécue constituent une large part de nos ressources.

Cette mémorisation se réalise en grande partie à un niveau inconscient. comme une partie de nous-même dépositaire de tout ce que nous avons appris depuis notre naissance. 

Cet acquis, outre qu’il peut être stocké à un niveau inconscient, peut être utilisé plus ou moins consciemment. Il nous est en effet possible de réaliser des choses complexes sans en être pleinement conscients.

Ainsi, il est arrivé à tout conducteur automobile de parcourir des kilomètres en pensant à tout autre chose, ou en entretenant une conversation assez soutenue pour mobiliser l’essentiel de ses facultés intellectuelles, de ses ressources conscientes.

Cette « conduite automatique » d’un véhicule est rendue possible du fait que le savoir-faire est si bien acquis que l'opération complexe que représente la conduite est entièrement assurée par les mémoires inconscientes, sans recours à l'intellect ni à la réflexion.

Nous pouvons déduire de ce genre d’exemple que nous pouvons nous appuyer en confiance sur notre inconscient pour mettre à notre disposition nos ressources acquises. 


Mais, outre ces ressources acquises, il nous faut considérer également l’existence, quelque part en nous, de nos ressources « innées », des talents qui se révèlent à la moindre occasion, pour peu que nous les laissions s’exprimer, comme dans l’exemple où il s’agissait d’essayer une activité nouvelle. Chacun de nous a pu s’apercevoir maintes fois au fil de son parcours qu’il disposait de ressources restées jusque là insoupçonnées.

Nous pouvons avec bénéfice cultiver la conviction que notre inconscient recèle d’immenses possibilités, aussi bien acquises qu’innées, et que ces ressources sont à notre entière disposition, a tout moment : il nous suffit de nous tourner vers notre inconscient pour qu’il nous fournisse les ressources nécessaires à notre cheminement et à notre réussite.

Il serait sans doute excessif de penser que nos ressources sont illimitées, mais nous pouvons être convaincus qu’elles sont tout à fait considérables, en tous cas bien plus importantes que nous ne l’imaginons. En peu de mots : nous pouvons faire très largement confiance à notre inconscient et aux immenses potentialités qu’il recèle

Il s’agit là d’un point essentiel : garder et entretenir la conviction que nos ressources sont immenses est un atout de premier ordre pour notre développement. La confiance est un autre aspect tout aussi essentiel : plus nous avons confiance en notre inconscient, plus il peut nous livrer facilement ses richesses.

Notre inconscient est mystérieux par nature, et il peut nous paraître parfois inquiétant par ses aspects imprévisibles, hors de la maîtrise du conscient. L’inconscient est plutôt déconsidéré dans notre culture occidentale, qui y voit le plus souvent une sorte de gouffre dans lequel s’entassent pêle-mêle nos refoulements et nos complexes.

Pourtant, cette partie de nous-même est bien au service de notre personne entière, nous fournissant des signaux, des indications subtiles, des réactions, qui ont leur logique propre parfois déroutante, mais vont toujours dans le sens de « la meilleure ou de la moins mauvaise solution » pour nous. Notre inconscient dispose d’une compréhension de la vie et de ses phénomènes qui lui est propre ; nous lui devons notamment tout ce que nous appelons intuitions, prémonitions, flair, « feeling », dont l’interprétation n’est pas toujours aisée, mais qui se révèlent bien souvent pertinents.

 



Nul ne connaît précisément les contours ni le contenu de l’inconscient : nous n’en percevons au mieux que ce qui en émerge ici et là, sous des formes parfois étonnantes, voire incongrues, et prêtant à bien des interprétations de la part de nos facultés conscientes… Certains, tel Freud, ont vu dans l’inconscient une sorte de dépotoir de la conscience, d’autres l’antichambre de la divinité. Nous en sommes en fait réduits aux hypothèses… donc aux croyances.

Toujours est-il qu’une manière favorable de considérer l’inconscient est de croire en ses richesses et de faire alliance avec lui : une alliance délibérée entre le conscient et l’inconscient, cet inconnu, à qui nous pouvons choisir de faire confiance.

Pour permettre à notre inconscient de nous procurer toutes les ressources qu’il recèle, il est nécessaire que notre conscient sache se tourner vers lui et dialoguer avec lui.

Voilà qui peut vous paraître bien inhabituel, voire un peu extravagant… Et pourtant, cela ne présente pas de réelle difficulté. 


Une fois parvenus à un agréable état de détente et de réceptivité, il nous reste à dialoguer avec notre inconscient. Nous pouvons utiliser ici l’un des principes de base pour établir des relations satisfaisantes aussi bien avec soi-même (ce qui est notre relation primordiale) qu’avec autrui : il s’agit de considérer notre interlocuteur avec respect, estime et bienveillance.

Notre conscient a une demande d’aide à formuler auprès de l’inconscient : il s’agit d’un dialogue intérieur, sur un mode proche de la transaction adulte – adulte, avec toutefois quelque chose de plus, de l’ordre de la complicité chaleureuse. Nous retrouvons ici le principe fondamental de la complémentarité : celle du conscient (Yang) et de l’inconscient (Yin). Rien de tel qu’une alliance harmonieuse de ces deux composantes du vivant pour que nous nous trouvions en un état d’équilibre dynamique... 


Voici une procédure pour dialoguer avec l’inconscient et en obtenir les ressources nécessaires : Identifiez clairement la ou les ressources qui vous sont nécessaires.

Ne cherchez pas à en obtenir trop à la fois ! Une à trois ressources sont généralement suffisantes pour résoudre une difficulté.

 

Voici quelques exemples de ressources dont vous pouvez avoir besoin en diverses circonstances :

  •  de l’assurance pour prendre la parole en public
  • de la mémoire et de la concentration pour préparer un examen
  • de la patience pour mener à bien un travail long et minutieux
  • du calme, de la tolérance et de la confiance en vous pour régler un conflit
  • une idée géniale pour résoudre un problème ou pour créer
  • une intuition, du bon sens, de la logique pour prendre une décision adéquate
  • des réflexes aiguisés, de la résistance, de la souplesse pour une épreuve sportive…
  1. Mettez-vous en état de relaxation physique et mentale, recentrez-vous sur vos sensations physiques et subtiles. Ce faisant, votre cerveau se trouvera en état de conscience correspondant à l’émission d’ondes Alpha, une fréquence basse vous permettant d’être en phase avec la profondeur de votre être.
  2. Ressentez les sensations agréables qui se manifestent automatiquement lorsque vous êtes dans cet état de conscience. Sentez-vous bien, savourez ces retrouvailles avec vous-même. Considérez alors que vous êtes en relation avec votre inconscient.
  3. Il vous reste à vous adresser à votre inconscient comme à un ami très sûr, disposant de grandes facultés. Entrez en dialogue intérieur et demandez-lui de mettre à votre disposition la ou les ressources nécessaires, pour un moment déterminé.
  4. Remerciez par avance votre inconscient de sa collaboration. Vous vous remerciez en fait vous-même : cela peut paraître étonnant, mais c’est pourtant là quelque chose d’important, cela scelle en quelque sorte l’alliance entre le conscient et l’inconscient et ancre en vous la confiance que vous vous accordez.
  5. Vous pouvez revenir tranquillement à l’état de conscience « actif », correspondant au niveau d’ondes Bêta (fréquence de l’état de veille active) , ou bien prolonger si vous le désirez l’état de bien-être qui accompagne ce moment de dialogue avec votre Etre profond.

Cette procédure simple appelle quelques précisions :

Il convient de rappeler que les ressources que vous pouvez demander à votre inconscient de mettre à votre disposition sont (déjà) en vous

votre inconscient ne prend pas en compte la négation, votre demande doit toujours être en mode positif, demandez donc plutôt « une élocution claire et assurée ».

Cette alliance du conscient et de l’inconscient, basée sur un dialogue constructif, est un puissant moyen de développement personnel.

 

Je vous propose de vous y essayer, sur le mode du jeu, avec l’esprit ouvert et confiant.

Ne craignez pas de tâtonner ou d’échouer : il n’y a pas d’échecs, il n’y a que des essais non transformés. Aussi, n’hésitez jamais à réessayer si le résultat ne s’avère pas convaincant. La confiance se développera peu à peu, la coopération harmonieuse du conscient et de l’inconscient se mettra en place progressivement. 


Une fois nos ressources reconnues comme étant à notre disposition, il nous reste à les utiliser. Rappelons qu’utiliser nos ressources nous permet d'agir positivement sur les croyances que nous avons sur nous-mêmes, et que des croyances positives nous permettent automatiquement de développer nos capacités.

La meilleure façon de développer nos capacités est bel et bien de les utiliser : utilisons-les donc, même en tâtonnant, pour les amener à se développer. Je vous propose pour cela d’utiliser la conviction suivante :

Mes capacités se développent à force de m'en servir.

Reconnaître et utiliser nos capacités favorise une bonne image de nous-mêmes et assure la multiplication de nos succès. Commençons donc par reconnaître nos ressources, puis nous verrons comment les mettre en œuvre efficacement. 


 

Faites une liste des caractéristiques que vous aimez en vous : qualités physiques ou morales, capacités intellectuelles, talents, savoir-faire, compétences particulières... Gardez-la "ouverte" sans limitation de temps, et mettez-la à jour chaque fois que vous repérez en vous une ressource.

Si vous estimez ne posséder une qualité qu’à dose modérée, comptez-la cependant comme vous appartenant ! Rappelez-vous que toute ressource peut être développée.

Pour compléter, vous pouvez vous inspirer de la liste suivante, laquelle n’est bien sûr pas limitative. Trouvez-y des qualités que vous vous reconnaissez, et d’autres encore, ne figurant pas dans cette liste.

Si vous estimez ne posséder une qualité qu’à dose modérée, comptez-la cependant comme vous appartenant ! Rappelez-vous que toute ressource peut être développée.

 

Mes qualités : Actif, Adaptable, Aimant, Altruiste, Affectueux, Appliqué, Autonome, Audacieux,

Bienveillant, Courageux, Fantaisiste, Fiable, Chaleureux, Consciencieux, Coopératif, Créatif,

Cultivé, Tendre, Débrouillard, Diplomate, Efficace, Lucide, Naturel, Enthousiaste, Loyal,

Optimiste, Organisé, Indulgent, Honnête, Indépendant, Généreux, Gai, Franc, Intuitif,

Prévenant, Persévérant, Prudent, Serviable, Sincère, Spontané, Tolérant, Astucieux,

Respectueux, Responsable, Déterminé, Rassurant, Dévoué, Ouvert, Réaliste, Vaillant, Tenace

Positif, Rationnel, Imaginatif


 MES SAVOIR-FAIRE :

Remémorez-vous toutes les activités que vous avez pratiquées avec plaisir, même il y a longtemps. Elles peuvent appartenir aussi bien au domaine des loisirs qu’au domaine professionnel, ou être de l’ordre du quotidien et du pratique. N’en considérez aucune comme négligeable ou futile : faire des cocottes en papier ou résoudre des équations complexes, taquiner le goujon ou animer une réunion de travail, réussir une recette de gâteau au chocolat ou conduire une voiture, fabriquer un meuble ou faire un bouquet…

Prendre conscience de ses processus de réussite

Le précédent exercice vous a permis de mettre en évidence certaines de vos ressources (soyez sûr que vous en avez encore bien d’autres…).

Une autre façon de faire apparaître ces ressources est de prendre conscience de la manière dont vous avez mené à bien vos réussites, dans quelque domaine que ce soit.

Cet exercice fera apparaître non seulement les qualités que vous avez utilisées, mais aussi la manière dont vous avez su mettre les en oeuvre et les associer ; il va vous permettre de prendre conscience de vos stratégies de réussite.

 

Exercice :

 

Remémorez-vous une de vos réussites, dans n’importe quel domaine. Repérez les différentes étapes de son déroulement depuis son origine, ainsi que les atouts personnels que vous avez utilisés (par exemple : imagination, faculté d'adaptation, audace...). Consignez par écrit, en utilisant éventuellement schémas et dessins, la démarche et les qualités que vous avez utilisées afin de parvenir au succès. 

Prenons un exemple…

Vous avez, il y a quelques semaines, réalisé un repas de fête qui a été très apprécié de vos convives. Comment avez vous procédé, à partir du moment où vous avez eu l’idée de faire ce repas ?

ETAPES

RESSOURCES

Vous avez l’idée de faire le repas. Vous commencez à imaginer les invités autour de la table, le style de repas, l’ambiance…

Intuition, imagination, ouverture au plaisir, à la convivialité

Vous contactez vos invités et convenez de la date et du lieu

Sens relationnel, sens de l’organisation

Vous établissez peu à peu le menu, consultez des livres de recettes, envisagez, notez les achats à effectuer

Culture gastronomique, mémoire et organisation pour accéder à la documentation

Vous faites votre marché, et au vu des produits, vous changez de menu au dernier moment

Faculté d’adaptation

Vous vous mettez aux fourneaux pour préparer le repas

Savoir-faire culinaire, organisation

Vos invités arrivent, la soirée se déroule dans une excellente ambiance, vous recevez des félicitations pour votre repas

Sens de l’accueil, bonne humeur, facultés d’animation, ouverture au dialogue…

Vous savourez votre réussite !

Bienveillance envers vous-même !

 


La connaissance de nos processus de réussite nous donne en tout cas confiance en nous. Elle nous démontre que nous avons une capacité innée de nous forger des stratégies et de parvenir au succès.

Il nous appartient d'utiliser intuitivement ou rationnellement les processus que nous avons déjà mis en oeuvre avec succès, et surtout d'utiliser notre pouvoir créatif pour les adapter aux circonstances toujours différentes qui se présentent à nous.

 

Nos ressources découlent d'expériences qui peuvent être agréables ou désagréables, réussies ou non. Ce dernier type d'expérience est bel et bien générateur de ressources, de savoir-faire : en effet nos erreurs, nos « échecs » apparents nous apprennent beaucoup si nous savons en tirer les leçons. Réaliser par l'expérience « ce qu'il ne faut pas faire » permet de comprendre - ne serait-ce que progressivement – « ce qu'il faut faire »

Vous avez reconnu en vous la présence de multiples capacités, n’est-ce pas ? Rien ni personne ne doit vous empêcher d’en user. Rappelez-vous que vous avez le droit de ne pas réussir pleinement ; ce qui serait dommageable serait de ne pas essayer, ou de cesser d’essayer.

Autorisez-vous donc la mise en oeuvre de toutes vos qualités, et plus encore la découverte de celles que vous n’avez pas encore détectées, ces qualités ignorées que vous allez avoir la joie de voir émerger bientôt… 



 UTILISEZ VOS PENSÉES POUR CRÉER DES ÉTATS INTERNES

Il nous est parfaitement possible, par un choix conscient, de nous mettre dans un état interne agréable, simplement à partir de l'idée, du mot représentant cet état. Si par exemple nous pensons « calme » ou « contentement », nous pouvons éprouver ces états.

Nous pouvons aussi réactiver volontairement par la pensée tout état interne déjà vécu et mémorisé, en nous remémorant la circonstance qui y est liée. Ceci d'autant plus facilement que cette circonstance a donné lieu à une émotion intense.

Il nous arrive à tous de nous remémorer de mauvais souvenirs et d'en éprouver des sensations désagréables. Rien ne doit nous empêcher de nous remémorer plutôt les bons souvenirs et d'en ressentir tous les agréments !

En choisissant nos pensées, nous choisissons les états internes qui y sont associés.

Il nous appartient de choisir les pensées et les états internes qui nous sont agréables ; et cela est très facile ! 

 UTILISEZ VOS RÉUSSITES POUR CRÉER UN ÉTAT DE CONSCIENCE FAVORABLE

Mettez-vous en état de relaxation : respirez calmement, détendez vos muscles, souriez...

Remémorez-vous des expériences réussies, gratifiantes : objectifs atteints, bonnes relations, décisions efficaces, moments agréables... Ressentez pleinement le bien-être que vous procure cette remise en mémoire consciente, volontaire. Faites ensuite l'inventaire des ressources, des capacités personnelles que vous avez utilisées pour assurer votre réussite. 


 UTILISEZ VOS SENS POUR CRÉER DES ÉTATS INTERNES FAVORABLES

Les informations perçues par les organes physiques des sens sont transmises au cerveau par le système nerveux. Elles sont perçues par la composante incorporelle de notre être, par le Soi, et nous procurent ce que nous avons appelé nos sensations internes. Ces perceptions sensorielles et les sensations internes correspondantes sont alors stockées dans notre mémoire. Cette mémorisation est un processus important, puisqu’elle nous permet de réactiver des sensations internes que nous avons pu ressentir dans le passé.

Si par exemple, lorsque vous étiez enfant, vous avez souvent joué dans un jardin où poussaient des roses odorantes, sentir fortuitement le même parfum de roses des années, voire des décennies plus tard vous ramènera automatiquement à l’esprit le souvenir de ces moments de jeu, et vous ressentirez les états internes que vous aviez vécus alors.

Dans cet exemple, nous pouvons remarquer que la réactivation des sensations passées est involontaire. Mais, et c'est ce qui nous intéresse particulièrement, nous pouvons tout aussi bien procéder volontairement à la réactivation d'états internes.

Cette réactivation volontaire est rendue possible par le fait que nos sens physiques sont doublés de leur équivalent incorporel, interne : nous pouvons par exemple, en faisant appel à notre mémoire, nous rappeler une musique, un parfum, une image et en ressentir, parfois puissamment, les effets. Et pourtant, les événements sensoriels utilisés n'ont plus aucune réalité physique au moment présent !

Une fois que nous avons associé des événements sensoriels et des sensations internes, nous pouvons choisir parmi ces associations celles qui nous procurent du bien-être, puis en faisant appel à nos mémoires rappeler à l'esprit un événement sensoriel (images, sons, sensations tactiles...) et réactiver les sensations internes associées pour nous procurer du bien-être à volonté !

 


Créez de nouvelles ressources par la technique de l'ancrage

Voici comment procéder :

Mettez-vous en état de relaxation intérieure.

Supposons que vous ayez besoin d’une ressource telle que la confiance en vous.

Remémorez-vous alors une situation vécue lors de laquelle vous avez pu expérimenter de la confiance en vous-même, ou bien imaginez, créez de toutes pièces une telle situation. Puis ressentez intensément les sensations agréables qui sont liées à cette confiance. Visualisez alors une image aussi précise que possible, un « instantané »de la situation imaginée ou remémorée. Gardez soigneusement cette image en mémoire.

Cette image sera désormais associée à la fois à la ressource de confiance et à la sensation agréable ressentie, et ceci d'autant plus fortement que cette sensation agréable aura été intense. Votre ancre positive est constituée.

Il vous suffira par la suite de rappeler au besoin, quel que soit le moment, cette image à votre esprit pour que la sensation agréable soit réactivée, et vous trouver en état de ressource. 

Vous pouvez également procéder à l’association avec une autre perception sensorielle telle que le toucher (sens kinesthésique) : vous pouvez par exemple, au lieu de visualiser une image, serrer le poing ou toucher d’une main votre autre bras.

C’est alors ce geste que vous aurez à reproduire pour activer votre ancre. Vous pouvez aussi utiliser le sens de l’audition et associer l’état interne à un mot ou quelques mots que vous prononcerez mentalement ou à haute voix pour la réactivation. N’hésitez pas à tester différentes possibilités pour savoir laquelle vous réussit le mieux.

L’état interne agréable ainsi ancré, une fois activé volontairement, va vous permettre de faire appel très efficacement à vos ressources, selon les besoins du moment.

Vous pouvez ainsi vous constituer une petite réserve de plusieurs ancres, qui constituent autant de moyens de vous procurer, outre les ressources associées, du bien-être et de l’énergie à volonté. 


 NOS ÉPREUVES ET DIFFICULTÉS VÉCUES : DES MINES DE RESSOURCES

Nous avons dit que nos ressources pouvaient avoir pour origine des expériences difficiles de notre vécu.

N'est-ce pas dans l'adversité, l'épreuve, que l'on a l'occasion de développer particulièrement des qualités telles que le courage, la ténacité, la patience, la prudence ou la combativité... ? Voyons donc comment tirer parti - après coup - de certains moments difficiles de notre vécu.

 

 UTILISEZ POSITIVEMENT VOS ÉPREUVES VÉCUES

Mettez-vous en état de relaxation.

Remémorez-vous un moment difficile ou désagréable du passé. Prenez du recul par rapport à cette situation ; voyez se dérouler le film des souvenirs mémorisés avec calme, neutralité, sans porter de jugement sur les acteurs. Cette prise de recul est rendue aisée par la pratique de l’attention bienveillante envers soi-même.

Puis cherchez les effets utiles, positifs, produits par de l'une au moins de ces expériences. Réalisez ce que vous avez finalement gagné grâce à cette expérience, quelles sont les ressources qui ont été acquises ou renforcées.

Par exemple, vous avez pu développer du courage, de la ténacité, de la prudence, une perception plus claire de vos limites du moment, vous avez appris à déceler les risques de certaines situations ou les traits de caractère de certaines personnes…

Pour terminer, remémorez-vous une situation de réussite et ressentez l'état interne agréable qui y est lié, ou bien activez l'une de  vos ancres.

Cette inversion de procédé permet de compenser par des sensations agréables les sensations désagréables liées aux souvenirs difficiles. 

 


 PRINCIPE DE COMPENSATION

Nous venons d’introduire par l’exercice précédent un principe de compensation qu'il nous est facile et profitable de mettre en application au quotidien : toute sensation désagréable mérite compensation.

Aussi, vous pouvez cultiver l’habitude favorable, lorsque vous avez dû subir un désagrément et ressentir des sensations internes plus ou moins pénibles, de vous accorder en contrepartie des sensations internes agréables, puisque vous savez maintenant comment procéder...

C'est ce que nous faisons bien souvent d'instinct en nous octroyant des loisirs, des jeux, du rire après les contraintes et les soucis de la journée ou de la semaine. La somme de désagréments vécus par certaines personnes est parfois si importante qu'elle peut pousser à l'usage de moyens de compensation tels que les tranquillisants, l'alcool, voire extrêmes comme la drogue.

Nous avons ici un moyen simple, efficace, immédiat et sans effets secondaires indésirables pour maintenir notre équilibre interne. Il ne tient qu’à nous de l'utiliser à volonté... 



Les Textes de ses posts sont issus du livre « comment développer vos ressources personnelles » de Francis Delval.


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