Le Jugement

Pendant vos instants de pleine conscience, que ceux qui ne se sont pas « auto-flagellé(e)s », lèvent la main.

J'entends d'ici votre radio mental FM :

« Je suis nul, j'y arriverai jamais» « je suis toujours en train de penser, je suis même pas capable de rester 5 mn en conscience »

« j'ai pas le temps de faire mes exercices, je m'en veux », « si j'y arrive pas c'est la faute du voisin qui fait trop de bruit, des oiseaux, des voitures »....

 

 

Je vous propose d'explorer ensemble ces jugements qui vous font tant de mal.


 

 

 

 

La pensée a de différentes formes 

 

 

 

Les pensées : jugement

elles prennent la forme d'affirmations, d'injonctions : « il faut...je dois..., jamais, toujours, tout le monde, rien, tout le temps, je suis nul, ce sera toujours pareil... »

Elles se traduisent par des grandes généralités sur vous et sur le monde.

 

La pensée jugement se déplace toujours en meute : ce sont des trains de pensées, des reproches sur ce qui ne va pas, ce qui devrait être changé, comment cela devrait se passer.

Certaines pensées ressemblent à des généralités, certaines à des pensées sur l'autre, et certaines à l'expression de ce que vous ressentez dans la situation.

 

Les pensées jugements vous enferment et bloquent vos possibilités d'action.

 

Plutôt que d'affirmer une généralité, faites une pause et observez ce que vous ressentez réellement quand vous vivez cette situation.

 

Prenez votre temps, connectez vous à l’intérieur de vous même. 


Les pensées : interprétation-projection 

Vous ne pouvez comprendre l'autre que si vous vous comprenez vous même. Car vous ne pouvez voir chez l'autre que ce que vous avez d'abord compris chez vous.

Sinon, ce n'est pas de la clairvoyance mais de la pensée interprétation.

 

C'est une pensée qui vous encourage à penser à la place de l'autre.

On les retrouve sous la forme : « je sais très bien ce qu'il pense...,Je sais qu'il trouve que.... »

Ex : il me dit pas bonjour : « il doit m'en vouloir ou il m'aime pas »

 

La projection, c'est attribuer à l'autre vos propres émotions.

Ex : si je casse un verre, je suis en colère donc lorsque l'autre casse un verre je me dis : « il doit être fou de colère »

 

Je vous invite à observez si vos pensées sont projetées vers l'autre, vers l’extérieur.

 

Posez vous la question : lorsque je me dis ceci, suis je en train de regarder dans une boule de cristal ou de lire dans la pensée de l'autre ? Suis je en train de prêter à autrui mes propres réactions, intentions, pensées, peurs ?


 

 

 

 

 

La projection de votre propre intérieur

 

Lorsque vous faîtes des reproches aux autres, vous leur faites du mal et vous vous faîtes du mal.

Vous projetez votre culpabilité sur eux, vous projetez vos propres frustrations sur l'autre.

 

Par conséquent, celui qui vous dit « ce que tu as fait c'est nul, tu y arriveras jamais... » parle en fait de lui même et de ses propres problèmes de confiance en lui.

Il a tout simplement peur de ne pas y arriver.

 

Il y a une différence entre expliquer à l’autre ce qui ne va pas et projeter ces propres frustrations sur lui.

 

C'est souvent le cas dans les disputes.

C'est pourquoi, il est essentiel de ne jamais rien prendre de manière personnelle lorsqu'une personne s'emporte. Ce qu'elle exprime n'est peut être que la projection de sa propre réalité, ses propres peurs, ses doutes, ses angoisses.

 

 

Ce que je n'aime pas chez les autres est en fait peut être cette partie de moi que je ne veux pas voir (Etre parfait que je suis !!!!!)


les pensées : Évaluation faussée des futurs possibles

Les professeurs Seligman et Roepke ont mis en évidence, qu'une pauvre conception des futurs possibles, une mauvaise évaluation de l'éventuel futur et une croyance négative concernant l'avenir peuvent générer et entretenir un état dépressif.

 

C'est une pensée qui cherche à déchiffrer l'avenir, mais à travers une représentation erronée, c'est souvent le passé négatif que l'on projette ainsi dans le futur.

 

Votre pensée n'est plus nuancée : Je perds ou je gagne, avec moi ou contre moi.... tous les événements sont classés dans la case bon ou la case mauvais (c'est tout noir ou tout blanc), il n'existe pas de milieu (pas de gris) or à l'image de nous même, la réalité est plus complexe et multiples.

 

Votre pensée est alors limitante et obscurcie toutes les autres possibilités, toutes les autres solutions possibles.

 

Je vous invite à vous interroger : peut être êtes vous en train de penser en noir et blanc ? Ou de vous imposer des buts irréalistes qui vont faire que vous allez échouer ? Ou êtes vous en train d’espérer la perfection ?


les pensées : Conclusion sans preuve tangible

Vous avez déjà apporté la conclusion sans vérifier les faits.

Ex : dire avant de commencer « j'y arriverai pas »

 

Demandez vous lors de votre prochaine pensée concluante :

Sur quelle base vérifiable et objective ai-je établi ces conclusions ?

Comment une autre personne verrait elle la situation ?

Peut être que je suis en train de me juger définitivement pour quelque chose qui ne dépendait pas que de moi ?

 

Peut être que la situation est que difficile, et pas catastrophique.


Les pensées : Filtre : amplifier les erreurs et minimiser les réussites

Lorsque vous passez vos perceptions au filtre, vous vous concentrez sur le petit détail qui dérange et occultez ce qui va bien. Du coup la vision de vous même et de la situation est faussée.

 

Vous oubliez les preuves de vos réussites, de vos talents, les expériences positives que vous avez vécues, en affirmant qu'elles ne comptent pas, pour attirer sous la lumière vos difficultés vos échecs, en prétendant que c'est cela qui est important et qui doit être pris en compte.

 

Il est frappant dans ce sens de constater combien vous accordez peu d'importance aux compliments qu'on vous fait, cherchant à vous en débarrasser au plus vite.

Ex : ta robe est jolie : « je l'ai achetée en solde »

 

les compliments peuvent même générer de la méfiance « qu'est ce qu'il veux me demander ? Il est trop poli pour être honnête... »

 

Par contre, lorsque vous faîtes une erreur et que vous recevez une critique, le monde entier s'arrête de tourner.

 

Questionnez vous :

Suis je en train de me centrer sur mes faiblesses et d'oublier mes forces ?

Ce que je ME dis est ce exact ? Est ce une certitude ou il y a des expériences qui contredisent cette façon de penser ?

 

 

Cette manière de pensée nourrit le fait que vous n'êtes pas digne de confiance à vos propres yeux.


 

 

 

 

 

Pensée : Idée fixe

 

Elle peut vous faire croire qu'elle est permanente et certaine, la pensée vous apparaît comme l'expression même de la vérité.

En fait, elle est VOTRE vérité et même votre vérité telle que vous la croyez.

 

Le problème n'est pas que vous fassiez DES suppositions mais dans le fait que vous en faîtes qu'UNE et qu'ensuite vous pensiez qu'elle est vrai.

ex : a un collègue qui vous bouscule : il l'a fait exprès.

Vous confondez votre supposition avec la réalité.

 

Je vous invite à faire au moins 2 suppositions, 2 intentions contradictoires et ainsi cessez de les confondre avec la réalité.

ex : a un collègue qui vous bouscule : il l'a fait exprès ET ou bien il était distrait, il m'a pas vu...

 

 

La seule vérité que vous découvrirez, c'est que VOUS NE SAVEZ PAS pourquoi il vous a bousculer.


 

 

 

 

 

 

Boulevards de la pensée

 

Vos pensées empruntent toutes ces formes que nous venons de voir, tantôt l'une, tantôt l'autre, et même des fois, toutes dans la même journée !

 

Ainsi vous observez que si vos pensées ont un impact considérable sur la manière dont vous agissez, elles ont aussi un impact considérable sur la manière dont vous considérez votre vie en général.

 

Alors, quelle vie avez vous envie de vivre ?

Quelles pensées voulez vous choisir de nourrir, lesquelles voulez vous laisser partir ?

 

Il est remarquable de constater le sentiment de libération que génère la capacité à considérer ses pensées comme simplement des pensées, et non comme « soi » ou « la réalité ».

 

Je vous accorde que c'est difficile de ne plus se juger ou de juger l'autre.

  • Dans un premier temps je vous invite à prendre conscience que vous êtes dans le jugement, observez la forme de votre pensée.

 

Pour ma part lorsque je suis dans le jugement de l'autre et surtout de moi, j'observe cette pensée, je lui ai même donné un surnom à cette part de moi qui juge, comme le chanteur Renaud : il a une partie « Renaud » et une partie  « Renard »

Observez cette part et souriez, oui riez de vous même, riez de cette pensée jugement.

 

  • Dans un second temps, lorsque vous parviendrez à reconnaître cette pensée jugement, ce « Renard », vous sourirez de plus en plus et vous pourrez enfin en prendre le contrôle et la modifier.

     

 

Comme le dit l'histoire ci joint, vous êtes les deux loups, c'est à vous de choisir qu'elle pensée vous souhaitez nourrir pour vivre heureux.


un juge omniprésent

la plupart d'entre vous vivent avec un juge intérieur dans la tête, pratiquement 24h/24h. Et pas qu'un juge, un bourreau aussi.

Vous vous contentez pas de vous juger en permanence, mais vous exécutez scrupuleusement les sentences : vous vous en voulez, vous culpabilisez, vous vous accablez de reproches, vous vous dénigrez, vous retournez maintes et maintes fois le couteau dans la plaie de vos erreurs passées. Vous êtes impitoyables avec vous même.. Et en plus, vous trouvez ça normal !!!!

 

En outre, comme vous ne cessez de juger les autres et vous même, par effet miroir, vous passez également une grande partie de votre temps à craindre le jugement d'autrui, ou tout au moins, ce que vous imaginez que les autres sont susceptibles de dire ou de pensez de vous. Quel cauchemar !


 

 

 

 

 

Acceptez d'être imparfait

 

Il est essentiel de commencer par arrêter de se juger soi même et de se sentir coupable pour un rien

vous devez apprendre à vous accepter en tant qu'être humain, accepter d’être imparfait, vous accepter tel que vous êtes.

La vie est trop courte pour jouer le rôle de quelqu'un que vous n'êtes pas.

Jamais personne ne vous a demandé d’être parfait à part vous.

 

Nous cherchons constamment à nous prouver des choses et par la même occasion nous cherchons a prouver des choses aux autres. C'est une manière d'exister.

Le souci, c'est qu'en fonctionnant ainsi, vous créez de la frustration : plus vous vous en demandez et moins vous êtes satisfait de vous. Vous passez votre temps à vous faire des reproches et par voie de résonance vous faîtes des reproches aux autres.

Vous êtes dans l'insatisfaction permanente. Et quand vous êtes mal avec vous, vous êtes mal avec les autres.


Je suis par conséquent j'ai tord non ?

Comment vous considéreriez vous si vous pouviez percevoir sans jugement tout ce que vous êtes ? N'est ce pas ce que vous avez toujours voulu toute votre vie ?

 

Pourtant vous y mettez des conditions : « je peux avoir ça si...je suis parfait », « je peux avoir ça si,,,,je me débarrasse de ce qui cloche en moi »

 

et si vous disiez « OK, j'exige et je choisit d'arrêter de ME juger et je décide d'accéder à ce que je pourrais être, et recevoir tout ce que je suis sans jugement, que je sois parfaite ou non ».

Vous êtes vous demandé pourquoi il est régénérant et si nourrissant de passer du temps avec de petits enfants ?

C'est parce qu’ils ne vous juge pas, ils n'ont aucun point de vue sur vous, il n'y a rien qui cloche en vous à leurs yeux.

A leur coté, vous vous permettez d'être vous même, sans aucun jugement.

 

Je vous le dit, il n'y a rien qui cloche en vous.

 

Devenez votre meilleure amie, arrêter de vous juger, vous êtes parfait(e) tel que vous êtes.


J'arrête de ME juger

Si vous vous jugez nul, vous serez très sensible au même jugement émanant de vos proches (parents, amis …). Le moindre de leur reproche va s’engouffrer sans résistance dans cette faille béante qu'il y a dans votre estime de vous.

Ce sont vos propres jugements envers vous même qui créent ces failles et ces trous qui vous rendent vulnérable à toutes les flèches d'autrui.

Si vous arrêtez de vous juger, les même jugements glisseront sans rien vous faire.

 

De plus lorsque vous jugez l'autre, vous leur faîtes les mêmes reproches qu'à vous même .Vous ne supportez pas chez eux ce que vous ne supportez pas chez vous , c'est l'effet miroir (thème abordé dans un prochain mois)

 

Mais de quel droit vous jugez vous de la sorte ?

  • C'est votre orgueil caché qui vous empêche d'admettre en toute modestie qu'il vous arrive de vous tromper, de commettre des erreurs comme tout le monde. Un peu d'humilité vous conduirait plus simplement à dire : « ok je me suis trompé, c'est pas génial mais c'est pas gravissime non plus. Tachons de faire mieux la prochaine fois ». Vous vous jugez si durement que vous vous morfondez dans la culpabilité. Autorisez vous à changer et à vous relevez après votre chute.

     

Personnellement, depuis quelques temps, j'essaye lorsque je me sens « attaquée » parce que j'étais « sûr » de moi, de dire : « ok la personne a raison, j'ai tord ». Et effectivement, je vois la chose d'un autre point de vue et j'apprends, oui, ma colère redescend et je me dis « pourquoi pas, effectivement, son point de vue est juste aussi», je deviens plus riche à chaque expérience.

 

  • En vous jugeant, vous appliquez un code moral et pénal transmis pour une partie par vos parents et l'autre par la société.

Le juge qui s'exprime en vous n'a aucune autorité, sinon celle que vous lui accordez !

 

 

Observez vous, de quel droit vous jugez vous de la sorte ?


 

 

 

 

 

Estime de soi

Même quand vous jugez négativement autrui pour vous valoriser : « c'est un idiot » : pensée inconsciente : « je suis plus intelligent que lui »

« elle est moche » sous entend « je suis plus belle », vous ne développer pas une saine estime de vous. Car votre valeur dépend toujours de l'autre et est donc devient toute relative et incertaines.

A l'inverse si vous arrêtez de VOUS juger, si vous développez une vrai relation d'amour avec les autres, et surtout avec vous même, vous construisez votre estime de vous en reconnaissant ce que vous êtes indépendamment de l'autre.


la peur du jugement

Comment ne plus se sentir bloqué par le regard des autres ? Par les mots des autres ?

On peut vite se sentir incompris dès lors qu'on « sort du moule ». C'est cette peur d'être mal jugé, d'être mal compris, mais aussi d'être vu et d'être vulnérable qui vous empêche souvent d'être vous.

La plupart des personnes préfèrent ne pas regarder au fond d 'elles et suivre ce que leur mental leur dit de faire pour maintenir de bonnes apparences, ne pas trop dénoter et surtout éviter à tout prix d'être juger.

D'ailleurs des « scénarios catastrophes » se lancent aussi à ce moment là dans votre tête : vous vous imaginez ce qui se passerai si vous osez faire, dire ou être ? et ce film se termine toujours mal.

Vous avez sans doute déjà pensé : « si j'ose parler de ce que je pense ou de ce que j'ai envie de faire, les autres ne vont pas me prendre au sérieux, peut être même se moquer de moi et ils ne me verront plus de la même façon.

 

Et naturellement, souvent sans même y penser, vous vous retenez d’exprimer votre être intérieur, uniquement par peur d'être mal jugé.

C'est tout à fait normal, cela témoigne d'un besoin très profond qui nous anime tous : le besoin d'être aimé.

Nous souhaitons nous sentir acceptés tels que nous sommes et sentir que nous avons de la valeur.C'est ce qui fait que nous créons souvent des rôles qui correspondent à l'image que l'on pense être attendue de nous.

 

Nous nous séparons de notre être intérieur pour enfiler le costume d'un personnage, avec des goûts ou des traits de caractère qui ne sont pas véritablement les nôtres, mais qui se sont avérés les plus »utiles » et « efficaces » pour intérargir avec le monde autour de nous.


Sortir de sa zone de confort

Nous devrions pouvoir vivre dans un monde où personne n'a à changer la façon dont son âme a envie de s'exprimer pour faire plaisir à quelqu'un d'autre.

 

C'est tellement plus douloureux de devoir s’empêcher de rayonner et de se restreindre sans cesse dans ses idées, ses actions, ses mots, simplement parce qu'on imagine que l'autre ne saura pas accepter cela.

Je vous invite à faire une action qui semble d'habitude difficile voir impossible. (osez exprimer votre opinion, portez une tenue originale, osez affirmer ce que vous ressentez...)

 

Rappelez vous que chaque personne est dans la même situation que vous, ils se sont construit des carapaces pour se protéger d'éventuelles blessures.

Cela passe parfois par une façon de rabaisser les autres, de les critiquer, de les juger.

Chaque regard de l'autre sur vous est un moyen de se défendre eux même, de se sentir avoir de la valeur car comme vous, ils cherchent à éviter de souffrir.

 

Comprendre que tous ses actes sont faits dans le but de se sentir aimé et d'avoir de la valeur permet de diminuer grandement l'impact d'éventuelles critiques ou jugements.

Gardez à l'esprit que les gens qui vous blessent sont aussi des êtres qui souffrent.et qui ont peur.

C'est pourquoi la bienveillance est un outil extrêmement puissant.

 

Regarder le monde, non plus comme un terrain hostile pour vous mais comme un monde qui ne demande qu'à être aimé.

Chaque personne souhaite profondément être acceptée telle qu'elle est, être aimé sans être jugée, sans être dévalorisé.

En pratiquant la bienveillance tous les jours, même face à des personnes désagréables, vous changerez votre état intérieur, vous serez en paix avec vous même.

 

Vous êtes le seul responsable de votre épanouissement.


 

 

 

 

 

Discerner sans juger

 

Observez ce qui se passe en vous lorsque vous jugez

  • dans un premier temps, observez objectivement les faits : le bureau de votre collègue est en désordre

  • identifiez les émotions que vous éprouvez : je suis agacé, je suis en colère

  • observez comment vos émotions déforment votre vision de la personne : elle est « bordélique »

  • et enfin, identifiez le besoin ou la valeur qui est insatisfaite ou bafouée: un besoin d'ordre, de propreté...

(Nous aborderons plus amplement l'analyse de vos besoins au cours des prochains mois lorsque je vous parlerez de la CNV : communication non violente.)

 

L'illusion que vous avez au départ c'est que vos émotions sont dues à ce que font les autres : TU me mets en colère, TU.... « le TU qui TUE »

En réalité, votre émotion est due à l'écart entre ce que font les autres et vos propres besoins, vos valeurs, vos attentes.

 

Observez : le bureau « bordélique » n'agace pas tout le monde car chacun a ses propres valeurs, ses propres besoins. L'autre n'est qu'un déclencheur.

 

Ce qu'il y a de réel :

  • c'est la différence d'ordre, d'idéal de rangement entre votre bureau et celui de votre collègue.

  • C'est l 'émotion que cela vous déclenche : colère, agacement

     

Mais le jugement qui en résulte « la personne est bordélique », n'est pas réel, c'est une projection de vos émotions.

 

En disséquant chacun de vos jugements de cette manière, vous allez progressivement sortir de la confusion et mieux comprendre ce qui vous appartient à vous, et ce qui appartient à l'autre. Vous allez apprendre quelque chose de vous, mieux connaître vos valeurs, vos besoins et vos attentes.

En prime comme vous ne réagirez plus négativement comme avant, vous constaterez que vos demandes aux autres seront mieux entendues et prises en comptes.

 

 

Rappelez vous, Paris ne s'est pas fait en 1 jour, ce serait quand même un comble de vous juger parce que vous n'arrivez pas encore à ne pas juger !


Question de point de vue

le jugement négatif sur vous n'aura pas le même impact selon qui le prononce.

  • Si c'est l'opinion de quelqu'un que vous ne connaissait pas ou dont vous n'avez aucune estime : vous allez peut être sourire

  • en revanche, si il s’agit d'un ami proche, d'une personne que vous respectez : vous risquez d'être vexé(e), en colère.

     

Ce n'est donc pas l'opinion ou le jugement en soi qui vous blesse mais belle et bien du point de vue dont il émane.

  • Une opinion émise d'un point de vue étroit, insignifiant pour vous n'aura que peu ou pas d'impact

  • en revanche, une opinion émise d'un point de vue pertinent, éclairé, risquera de vous toucher beaucoup plus.

     

Les jugements sont toujours le reflet d'un point de vue précis :

  • celui qui vous trouve nul, vous indique du même coup, qu'il vous regarde probablement de très haut.

  • Celui qui vous trouve formidable, vous met sûrement sur un piédestal et du coup vous fait savoir qu'il se trouve plus bas et qu'il se trouve peut être nul.

     

Les jugements vous apprendrons finalement autant sur vous que sur eux.

Retenez que le cheval qui regarde un lapin le trouve petit et que la fourmis qui regarde ce même lapin le trouve immense. Tout dépend où on se place.

 

Considérez le jugement comme un simple éclairage projeté sur vous depuis tel ou tel point de vue et vous diminuerez l'impact qu'il pourra avoir sur vous.

 

De même que l'éclairage que l'on projette sur l'autre, relativisera la valeur absolue que vous seriez tentez de lui accorder. 


 

 

 

 

Séparer le jugement de la personne elle même

Lorsque vous jugez, vous jugez quoi au juste ? Des actes, des réactions ou plutôt LA personne même qui a agit ?

 

En générale, on identifie l'individu à ce qu'il a fait, ce qu'il a dit, on le réduit à son propre geste. Selon son acte IL sera « bon » ou « mauvais ». On a tendance à reproduire les schémas enseigné dans l'enfance.

 

Apprenez à dissocier l'acte de la personne, tout n'est pas noir ou blanc, le gris existe.

L'être le meilleur peut commettre des choses très laides. L'individu le pire peut réaliser des actions magnifiques. Chacun de vous porte en lui à la fois la lumière et l'ombre.

 

Apprenez a désapprouver, voir condamné tel acte ou tel propos, sans pour autant juger la personne dans son entier.

Apprenez a distinguer ce qu 'elle EST fondamentalement, de ce qu 'elle a FAIT ponctuellement.

A commencer par vous même : vous pouvez être mécontent de ce que vous FAITES ou dîtes, mais sans pour autant nier, juger ou condamner qui vous ETES.

Rappelez vous, vous savez le faire avec un enfant, si il trébuche ou qu'il renverse quelque chose, vous ne voyez que sa maladresse, vous ne le réduisez pas ce qu'il est à son geste.

Je vous invite à repérer ces maladresse et à juger l'acte et non plus la personne, vous verrez que vous vous jugerez moi vous aussi.


 

 

 

 

Et si j'avais grandi dans les mêmes conditions

 La personne que je juge est elle vraiment 100 % libre de ses choix, de ses pensées, de ses actes ?

Observez

Auriez vous fais mieux à sa place si vous étiez né dans les même conditions qu'elle, reçu la même éducation, subi les même conditionnements? Auriez vous choisi ou agi différemment ?

Je vous invite à changer votre centre de gravité, au lieu de vous fixer sur telle personne, efforcez vous de prendre en compte le contexte plus large dans lequel s'inscrivent ses choix et ses actes.

Au lieu de juger tel individu comme si il existait tout seul, indépendamment de tout milieu naturel et social, 100 % libre et autodéterminé, restituez le dans l'environnement global qui est le sien, dont les caractéristiques l'ont profondément influencé, voir façonné.

 

 

Autres réflexion : lorsque l'autre vous juge, vous juge t'il vous ou plutôt le milieu dont vous êtes issu ? N’êtes il pas contre ce que vous représentez à ces yeux et plutôt que contre vous. 


 

 

 

 

 

 

Et si chacun faisait en réalité de son mieux à chaque instant ?

 Lorsque vous en voulait a l'autre de ne pas avoir fait ou dit cela par exemple, ce la veut dire que vous vous octroyez le droit d'évaluer, VOUS, ce dont lui ou elle est capable ! Qu'est ce qui vous permet d'être aussi catégorique ?

 

Et si en réalité, il ou elle avait vraiment fait de son mieux ?

D'accord, les résultats ne sont pas ceux que vous espériez, que vous attendiez. Vous êtes déçu, contrarié. Mais n'empêche que cette personne a peut être vraiment agi du mieux qu'elle pouvait.

Vos jugements, vos émotions ne font que refléter les illusions que vous nourrissez, les attente si irréalistes qui sont les votre, votre refus d'accepter (et d'aimer) la réalité et les gens tels qu'ils sont.

Lorsque vous vous regardez faire dans votre vie, êtes vous toujours à la hauteur de vos attentes ? Arrivez vous toujours à améliorer ce qui vous satisfait pas là tout de suite ?

Bien sur que non, cela prend du temps et le reproche des autres, ne vous aide pas, bien au contraire.

La seule chose qui peut vous aider, c'est le soutien des autres, c'est la confiance qu'ils ont en votre capacité à changer, à apprendre de vos erreurs. C'est cela qui vous aide à vous dépasser et a cheminer vers le meilleur de vous même.

 

Je vous invite à accordez à l'autre le bénéfice du doute : et si il faisait de son mieux.

 

Qu'est ce que vous risquez ? Les idéaliser, leur mettre moins de pression ? De toutes façon si la pression que vous leur mettez découle de vos craintes, de votre intolérance, de vos émotions négatives, elle ne favorisera pas les résultats que vous en attendez, la plupart du temps.


Sortir du jugement

Cessez d'accorder de l'attention à ce que font les autres, à leur comportement, à leur opinions, parce que cela ne fait que polluer votre vibration que vous voulez de plus en plus claire et puissante.

Ainsi, dès que vous voyez que vous attirez une personne qui vibre à un niveau d 'émotion qui ne vous plaît pas (colère, manipulation, contrôle...), revenez à votre vibration, et tout naturellement ces personnes s'éloigneront de vous pour chercher une personnes qui rayonnera à la même fréquence.

 

A partir du moment ou vous émettez l'intention de vous sentir bien quoi qu'il arrive et de ne portez votre regard que sur ce qui vous fait du bien à tout moment, vous n'attirerez plus des personnes qui aiment se plaindre, critiquer ou juger.

 

Essayez d'observer dans quelle énergie vous êtes, revenez à votre respiration, observez là, vous sentez vous ouvert avec le sourire ou fermé et triste ?

 

A vous de décider : allez vous rester accroché au fait d'avoir à nouveau attiré ce type de personne, et allez vous continuer de vous critiquer, de vous juger et de vous culpabiliser ? Et dans ce cas avoir une vibration basse ou

au contraire, savoir ce que vous ne voulez plus et décider de ce que vous voulez et dans ce cas, envoyer de l'amour et de l’appréciation à cette personne, la remercier (mentalement) d'être venue vous indiquer qu'il existe encore dans votre vibration une fréquence qui attire ce que vous ne voulais pas .

 

Lorsque ces personnes ont un comportement que vous n'aimez pas, elle vous renvoie à cette partie de vous même que vous n’avez pas appris à aimer, contre laquelle vous luttez au lieu de vibrer ; c'est ce qu'on appel l'effet miroir (que nous verrons plus tard dans l'année).

 

 

Apprenez à aimer chaque partie de vous même, à aimer et à apprécier les autres quoiqu'il arrive. Il y a toujours quelque chose à apprécier chez autrui, 


Vivre sans jugement, ce n'est pas vivre autre chose, c'est vivre les mêmes choses autrement. Si VOUS changez, votre relation au monde et aux autres change elle aussi.

Même si tout est extérieurement pareil, les relations que vous établissez ne sont plus les mêmes. Et par conséquent, comme votre relationnel a changé, vous avez l'impression que l’extérieur a changé lui aussi !

Dans un deuxième temps, comme par hasard, votre capacité à vivre autrement les mêmes situations qu'avant finit par attirer d'autres personnes et d'autres situations dans votre vie.

 

L’extérieur finit effectivement par changer, mais c'est là le résultat d'un changement que vous avez tout d'abord initié en vous même. 


 

 

 

 

Réduire l'écart entre vos attentes et le réel

 Nous n’arrêtons pas d'avoir des exigences sur toutes choses et sur tout le monde :

  • qu'il fasse toujours beau,

  • que les trains arrivent à l'heure,

  • que nos enfants se comportent bien,

  • que notre voiture tombe pas en panne...

Or toutes exigence qui n'est pas satisfaite, nous contrarie, provoquant chez nous mécontentement, colère ou tristesse .

 

La solution : remplacer vos exigences par des préférences :

  • je préfère qu'il fasse beau ….mais s'il pleut, je m'en accommode,

  • je préfère que les trains arrivent à l'heure mais si il y a un retard, je compose avec...

     

Le monde extérieur reste pareil qu'avant, mais vous aller beaucoup mieux.

Les choses sont ce qu'elles sont, les gens sont comme ils sont.

Se battre contre, c'est gaspiller son énergie et sa volonté en vain et avoir l'assurance de se mettre dans tous ses états.

Vous vivez dans le monde virtuel de vos attentes, de vos exigences, de la vision idéale que vous vous êtes forgée de ce que devrait être les autres et le monde entier.

Et oui, lorsque vous jugez les autres ou une situation, quand vous vous jugez vous même, c'est toujours par rapport à la vision idéale que vous avez créé de ce qu'ils devraient être.

Tout jugement est non acceptation.

 

Observez, dites vous C'EST (c'est comme ça), maintenant je fais quoi avec ça, plusieurs choix s'offre à vous, lequel choisissez vous ?

  • Il pleut : ok C'EST

  • j'ai le choix :

    • de râler et de vouloir qu'il fasse beau (improbable!!!)

    • de rester à la maison à vaquer à d'autres occupations,

    • de faire ce que j'ai prévu à l’extérieur et de l'adapté aux circonstance (parapluie, changer de lieu...)

Je t'accepte (toi, la situation …) comme tu es.


Riche de votre enseignement, aujourd'hui , Il n'est donc plus question de dire que c'est la faute des autres. Ils ne sont coupable de rien. Ce qui vous arrive, c'est le résultat de ce que vous avez créé, de ce que vous pensez. De toute façon, en cas de problème, ce n'est pas l'autre qui le résoudra mais bien vous. Vous pourrez bien trouver des responsables et des coupables à vos maux, ce n'est pas ce qui va les résoudre.

A partir du moment où vous avez conscience de votre responsabilité, pas « culpabilité », il devient alors possible d'inverser la tendance et débloquer les situations, laissant à chacun gérer ses doutes, ses frustrations et sa culpabilité.

 

En vous recentrant sur l'instant présent, le lâcher prise vous délivre de la culpabilité et du jugement, cette notion de bien et du mal qui vous amène à vivre dans la dualité.

Vous pouvez enfin prendre du recul et vivre les situations dans la sérénité, dans le gris.

 

Parce que vous vous faîtes confiance, vos choix viennent du cœur et sont donc juste et authentiques.


Texte issus des livres :

« l'auto bienveillance » de sylvie Sarda

100 % moi de Sandra Dary

Trouvez et réalisez votre mission de vie de Jenna Blossoms

osez être qui je veux être de Marcelle Della Faille

Sois toi et change le monde deu dr Dain Heer

 

J'arrête de me juger de olivier clerc